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RDC : l’épidémie d’Ebola franchit le cap des 500 morts, l’OMS reste en alerte

L’épidémie d’Ebola continue de s’aggraver dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon les dernières données communiquées le 7 juillet par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le pays totalise désormais 1 561 cas confirmés, 506 décès et 254 guérisons, près de deux mois après la déclaration officielle de l’épidémie.Les autorités sanitaires restent prudentes face à l’évolution de la situation.

Plus de 10 000 personnes ayant été en contact avec des malades font actuellement l’objet d’un suivi, tandis que l’ampleur réelle de l’épidémie demeure difficile à évaluer dans un contexte marqué par l’insécurité.

Présente à Bunia, en Ituri, la représentante de l’OMS en RDC, Anne Ancia, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour parler d’une stabilisation de la maladie.

Elle souligne que les équipes médicales poursuivent les efforts de recherche des cas contacts, de sensibilisation des communautés et de prise en charge des patients malgré des conditions particulièrement difficiles.

Déclarée le 15 mai, cette flambée est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun traitement homologué n’est encore disponible. Les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, principales zones touchées, sont confrontées à des conflits armés, à d’importants déplacements de populations et à un accès limité aux services de santé, compliquant davantage la riposte.

L’OMS alerte également sur la saturation progressive des centres de traitement et le manque d’ambulances pour répondre efficacement aux besoins des malades.

Malgré ces difficultés, des avancées importantes sont enregistrées. Dix laboratoires ont été déployés dans les provinces affectées, faisant passer la capacité de dépistage de quelques dizaines à plus de 2 000 tests par jour.Par ailleurs, un essai clinique lancé le 2 juillet évalue l’efficacité de deux traitements expérimentaux, MBP134 et le remdesivir, contre la souche Bundibugyo.

Plus de 1 200 doses sont déjà disponibles pour cette étude, qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles options thérapeutiques.Les opérations de lutte contre Ebola restent néanmoins fortement perturbées par l’insécurité persistante dans l’est du pays. Les affrontements et les mouvements de population compliquent les activités de surveillance et l’accès des équipes de santé à certaines zones.

Si aucune nouvelle infection confirmée n’est actuellement signalée dans certaines zones sous contrôle de l’AFC/M23, l’OMS estime qu’il est encore prématuré de conclure à un recul de l’épidémie. L’organisation rappelle que tant que toutes les chaînes de transmission n’auront pas été identifiées et interrompues, le risque de nouvelles contaminations demeure élevé.

Rédaction

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