
Le tout récent mouvement politique Sauvons la République Démocratique du Congo (MSRDC) a publié ce samedi 16 octobre un communiqué dénonçant l’« enlèvement » de l’opposant Seth Kikuni, à son retour à Kinshasa depuis Nairobi, et imputant la responsabilité directe du président Félix Tshisekedi Tshilombo.
Le mouvement s’en prend fermement au pouvoir en place, qu’il accuse de mener une « répression systématique » contre l’opposition et la société civile, transformant la RDC « en une prison à ciel ouvert ». Le MSRDC appelle la communauté nationale et internationale à exiger la libération immédiate et sans condition de M. Kikuni, tout en posant la responsabilité politique à l’actif du président Tshisekedi.
Pour rappel l’opposant Seth Kikuni revenait d’un conclave à Nairobi, qui avait réuni une large opposition autour de l’ex‑président Joseph Kabila et lancé la plateforme MSRDC, est déjà considéré par le pouvoir comme une menace.
Les répercussions de cet événement se traduisent désormais par un durcissement de la répression politique, selon certains observateurs.
En outres M. Kikuni président du parti Piste pour l’Émergence et co‑président du cadre de concertation issu du conclave de Nairobi aurait été appréhendé à l’aéroport international de N’Djili vers 10h locale, ses téléphones et passeport confisqués, avant d’être conduit à une destination inconnue. Le MSRDC rappelle qu’il avait lu la déclaration finale des assises du conclave et condamne cet acte comme une « violation flagrante » des droits garantis par la Constitution.
Jean Aimé Kikandi



