Dans une note de réflexion rendue publique à Kinshasa ce 13 Août, le député national et ancien gouverneur du Sud-Kivu, Théo Ngwabidje Kasi appelle à un dialogue national rigoureusement préparé, porteur de solutions durables face à la crise multidimensionnelle que traverse la République démocratique du Congo, en particulier dans sa partie orientale. Intitulé « Ma réflexion pour une paix durable, une cohésion nationale renforcée et une restauration effective de l’autorité de l’État », ce document de quatre pages intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays.
L’élu d’Idjwi y souligne que l’initiative du Chef de l’État de convoquer un dialogue national ne constitue pas un aveu de faiblesse, mais plutôt une volonté d’explorer toutes les pistes susceptibles de restaurer la paix et la stabilité.
Un diagnostic sans complaisance de la crise
L’ancien gouverneur du Sud-Kivu rappelle que, depuis plusieurs décennies, la RDC a connu de nombreux dialogues et accords, souvent conclus par des résultats éphémères.
Il estime que pour rompre ce cycle, il est impératif d’aller au-delà du simple cadre du dialogue, en s’attaquant aux causes profondes de la crise, qu’elles soient politiques, sécuritaires, économiques ou sociales.
Selon lui, la guerre dans l’Est, notamment face à la rébellion du M23/AFC soutenu par le Rwanda a mobilisé d’importantes ressources de l’État, au détriment des investissements nécessaires au développement socio-économique du pays.
Des conditions préalables pour réussir le dialogue
Dans son analyse, Théo Ngwabidje KASI insiste sur la nécessité de préparer en amont le dialogue afin d’en garantir l’efficacité. Il recommande notamment :
la définition d’objectifs clairs et précis, axés sur la résolution de la crise et la promotion des valeurs républicaines ;
l’implication inclusive des principaux acteurs politiques et sociaux, afin de renforcer la crédibilité du processus ;
la prise en compte du contexte réel et du rapport de force existant, pour éviter des conclusions déconnectées des réalités du terrain.
Il souligne également que la participation constitue en elle-même un premier indicateur de succès, bien avant la signature d’un accord final.
Le peuple au centre des priorités
L’élu met un accent particulier sur les attentes des populations affectées par les conflits, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Pour ces dernières, le succès du dialogue se mesurera à des améliorations concrètes du quotidien : sécurité, liberté de circulation, accès aux services de base et retour à une vie normale.
Il appelle ainsi à placer le citoyen congolais au cœur des préoccupations, en tant que souverain primaire.
Paix et développement, deux impératifs liés
Pour Théo Ngwabidje KASI, la paix durable constitue une condition essentielle au développement.
Il souligne que les ressources consacrées à l’effort de guerre pourraient être réorientées vers des projets structurants tels que les infrastructures, la santé ou la modernisation de l’administration publique.
Dans cette perspective, il considère le dialogue comme un levier stratégique pour renforcer l’efficacité du programme présidentiel.
Anticiper l’après-dialogue
Au-delà des discussions, l’ancien gouverneur insiste sur l’importance de la mise en œuvre des résolutions. Il préconise l’instauration de mécanismes de suivi, accompagnés d’un calendrier précis et d’institutions responsables, afin d’éviter que les engagements pris ne restent lettre morte.
Il met également en garde contre certaines erreurs fréquentes, notamment la fixation prématurée de lignes rouges ou la confusion entre dialogue et adhésion, rappelant que le processus doit intégrer des acteurs aux positions divergentes.
Un appel à la responsabilité collective
En conclusion, Théo Ngwabidje KASI estime que le dialogue national représente une opportunité que la RDC ne peut se permettre de manquer. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à y participer avec responsabilité, sincérité et sens de l’intérêt général.
Pour lui, la réussite de ce processus ne se mesurera pas au nombre de concessions obtenues, mais à sa capacité à rapprocher durablement le pays de deux objectifs majeurs : la paix et le développement.», ce document de quatre pages intervient dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays.
L’élu d’Idjwi y souligne que l’initiative du Chef de l’État de convoquer un dialogue national ne constitue pas un aveu de faiblesse, mais plutôt une volonté d’explorer toutes les pistes susceptibles de restaurer la paix et la stabilité.
Un diagnostic sans complaisance de la crise
L’ancien gouverneur du Sud-Kivu rappelle que, depuis plusieurs décennies, la RDC a connu de nombreux dialogues et accords, souvent conclus par des résultats éphémères.
Il estime que pour rompre ce cycle, il est impératif d’aller au-delà du simple cadre du dialogue, en s’attaquant aux causes profondes de la crise, qu’elles soient politiques, sécuritaires, économiques ou sociales.
Selon lui, la guerre dans l’Est, notamment face à la rébellion du M23/AFC soutenue par le Rwanda, a mobilisé d’importantes ressources de l’État, au détriment des investissements nécessaires au développement socio-économique du pays.
Des conditions préalables pour réussir le dialogueDans son analyse, Théo Ngwabidje KASI insiste sur la nécessité de préparer en amont le dialogue afin d’en garantir l’efficacité. Il recommande notamment :la définition d’objectifs clairs et précis, axés sur la résolution de la crise et la promotion des valeurs républicaines ;l’implication inclusive des principaux acteurs politiques et sociaux, afin de renforcer la crédibilité du processus ;la prise en compte du contexte réel et du rapport de force existant, pour éviter des conclusions déconnectées des réalités du terrain.
Il souligne également que la participation constitue en elle-même un premier indicateur de succès, bien avant la signature d’un accord final.
Le peuple au centre des prioritésL’élu met un accent particulier sur les attentes des populations affectées par les conflits, notamment dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Pour ces dernières, le succès du dialogue se mesurera à des améliorations concrètes du quotidien : sécurité, liberté de circulation, accès aux services de base et retour à une vie normale.Il appelle ainsi à placer le citoyen congolais au cœur des préoccupations, en tant que souverain primaire.
Paix et développement, deux impératifs liés
Pour Théo Ngwabidje KASI, la paix durable constitue une condition essentielle au développement. Il souligne que les ressources consacrées à l’effort de guerre pourraient être réorientées vers des projets structurants tels que les infrastructures, la santé ou la modernisation de l’administration publique.
Dans cette perspective, il considère le dialogue comme un levier stratégique pour renforcer l’efficacité du programme présidentiel.
Anticiper l’après-dialogue
Au-delà des discussions, l’ancien gouverneur insiste sur l’importance de la mise en œuvre des résolutions. Il préconise l’instauration de mécanismes de suivi, accompagnés d’un calendrier précis et d’institutions responsables, afin d’éviter que les engagements pris ne restent lettre morte.
Il met également en garde contre certaines erreurs fréquentes, notamment la fixation prématurée de lignes rouges ou la confusion entre dialogue et adhésion, rappelant que le processus doit intégrer des acteurs aux positions divergentes.
Un appel à la responsabilité collectiveEn conclusion, Théo Ngwabidje KASI estime que le dialogue national représente une opportunité que la RDC ne peut se permettre de manquer. Il appelle l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à y participer avec responsabilité, sincérité et sens de l’intérêt général.
Pour lui, la réussite de ce processus ne se mesurera pas au nombre de concessions obtenues, mais à sa capacité à rapprocher durablement le pays de deux objectifs majeurs : la paix et le développement.
Rédaction






