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RDC : « Sauvons la RDC » pose sept conditions pour un dialogue national crédible et rejette toute médiation sous l’autorité de Félix Tshisekedi

Le mouvement « Sauvons la RDC » s’est prononcé ce samedi 01 Aout sur l’éventuelle organisation d’un dialogue national en République démocratique du Congo, une initiative évoquée par le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa.

Dans une déclaration rendue publique et signée par Me Moïse Nyarugabo Muhizi, coordinateur du Secrétariat technique, le mouvement se dit favorable au dialogue, présenté comme « un mode privilégié de règlement des crises nationales ».

Il rappelle notamment que, sous le régime du président Joseph Kabila, le dialogue avait contribué, selon lui, à préserver la paix et l’unité nationale.

Un dialogue, oui, mais sous conditions

Face à ce qu’il qualifie de « crise multidimensionnelle », marquée par l’insécurité, les tensions politiques et la dégradation des conditions sociales, Sauvons la RDC estime que tout processus de dialogue doit répondre à sept exigences :

  1. Une médiation neutre : le dialogue doit être préparé, convoqué et conduit par une médiation indépendante et impartiale, avec l’appui de l’Union africaine et des Nations Unies.
  2. Une participation inclusive : toutes les parties prenantes doivent être associées, « sans exclusion ni conditions sélectives ».
  3. Un cadre extérieur au pays : afin de garantir la sécurité et la participation de tous les acteurs, le mouvement propose que les travaux se tiennent dans un pays tiers.
  4. Un agenda consensuel : les causes profondes de la crise doivent être examinées « sans tabou », sur base de termes de référence et d’un calendrier acceptés par toutes les parties.
  5. Des résolutions contraignantes : les conclusions du dialogue doivent avoir un caractère obligatoire et être respectées par tous. Le mouvement exige également l’abandon de tout projet de référendum constitutionnel avant la tenue du dialogue.
  6. Des mesures de décrispation politique : parmi les exigences figurent la libération des prisonniers politiques, le retour des exilés, la levée des restrictions visant certains partis politiques, un accès équitable aux médias publics ainsi que la dissolution de la milice « Force du progrès ».
  7. Un mécanisme de suivi : un dispositif impliquant des acteurs africains et internationaux devrait être mis en place pour veiller à l’application des résolutions issues du dialogue.

Rejet d’un dialogue sous la conduite de Félix Tshisekedi.

Dans sa déclaration, Sauvons la RDC affirme qu’« aucun dialogue commandité, organisé, dirigé ou placé sous l’autorité de Monsieur Félix Tshisekedi ou de son gouvernement ne peut inspirer la confiance nécessaire ».

Le mouvement considère que le chef de l’État est un « protagoniste majeur de la crise politique actuelle » et estime qu’il ne peut pas être à la fois acteur et garant d’un processus de réconciliation nationale.« Seule une médiation indépendante, impartiale et acceptée par toutes les parties peut permettre d’aboutir à un accord crédible, durable et conforme aux intérêts supérieurs de la Nation », conclut la déclaration.

Cette prise de position intervient alors que l’idée d’un dialogue national pour tenter de sortir la RDC de la crise actuelle continue de susciter des débats au sein de la classe politique et de la société civile.

Rédaction

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