
L’Alliance Fleuve Congo/M23 a tenu, ce lundi 09 décembre, une conférence de presse à l’hôtel Serena de Goma, animée par Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Freddy Kaniki. Dans un climat de fortes tensions à l’Est de la RDC, les responsables du mouvement ont livré leur version de l’escalade militaire en cours.
Corneille Nangaa a affirmé qu’Uvira est devenue “invivable”, attribuant cette situation aux bombardements répétés du régime de Kinshasa. Selon lui, les FARDC et alliés auraient employé des drones, des armes lourdes et des frappes ciblant aussi bien leurs positions que des zones peuplées, poussant l’AFC/M23 à “répondre” et à suivre la menace à sa source.
Il s’est également interrogé sur l’implication de l’armée burundaise dans le conflit, évoquant des motivations « économiques » derrière cette intervention régionale.
Pendant cette conférence, la situation militaire évoluait rapidement au Sud-Kivu. Les FARDC et leurs alliés perdaient du terrain, tandis que plusieurs sources locales rapportaient l’entrée des éléments du M23 dans la ville d’Uvira, un verrou stratégique après Bunagana, Goma et Bukavu.
Dans la soirée, l’Union européenne et les États-Unis ont publié un communiqué commun demandant à l’AFC/M23 d’arrêter immédiatement ses offensives. De son côté, Bertrand Bisimwa a annoncé qu’une délégation du mouvement devrait se rendre à Doha pour discuter de la situation actuelle et des pistes de désescalade.
Cette prise de parole publique intervient au moment où les combats s’intensifient sur plusieurs fronts, alimentant les inquiétudes quant à l’évolution sécuritaire à l’Est de la RDC.
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