
À Kitshanga, dans la chefferie de Bashali, l’accès humanitaire demeure fortement perturbé en raison de l’insécurité persistante qui affecte plusieurs localités environnantes.
Selon Salomon Rwabiti, coordonnateur terrain de l’organisation IJENTREDE, l’insécurité et l’impraticabilité des routes constituent les principaux obstacles aux interventions humanitaires dans certaines zones où les besoins des populations restent pourtant pressants.
Des interventions sous contraintes sécuritaires
D’après cet acteur humanitaire, les organisations font face à une période particulièrement difficile pour mener leurs activités sur des axes touchés par les affrontements. L’accès aux bénéficiaires devient de plus en plus complexe, alors que de nombreuses familles se retrouvent sans assistance.
« Pour accéder aux zones où nous intervenons, nous nous renseignons d’abord sur la situation sécuritaire. Nous travaillons aussi avec la communauté locale qui nous accompagne. Dès que le calme revient, nous cherchons à atteindre nos bénéficiaires. Parfois, malgré l’impraticabilité des routes, nous marchons à pied afin de sauver des vies humaines », explique-t-il.
Cette collaboration avec les communautés locales apparaît comme un levier essentiel pour faciliter l’accès aux zones affectées.
Des besoins croissants dans un contexte instable
Le responsable humanitaire souligne que les hostilités enregistrées récemment dans la région ont freiné plusieurs activités planifiées. Certaines interventions ont été suspendues en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans les zones voisines de Kitshanga.
Depuis la recrudescence des conflits dans cette partie du Nord-Kivu, plusieurs localités restent difficilement accessibles, privant ainsi les populations vulnérables d’une assistance essentielle.
Des acteurs de la société civile alertent sur l’aggravation de la situation humanitaire et appellent à des mesures urgentes pour sécuriser les axes et permettre aux organisations d’atteindre les communautés dans le besoin.
Guilaine Muhirhi



