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Ituri–Haut-Uele : inquiétude grandissante après la disparition d’un enseignant et de plusieurs conducteurs sur la RP430

La recrudescence de l’insécurité sur plusieurs axes routiers de l’Est de la République démocratique du Congo suscite une vive inquiétude parmi les conducteurs de motos-taxis, notamment dans les provinces du Haut-Uele et de l’Ituri.

Le président principal des associations de taxis moto d’Isiro, est monté au créneau ce samedi 21 mars 2026, après la disparition signalée de plusieurs motards de leurs membres.

« Ces derniers plusieurs de nos conducteurs sont portés disparus sur la route provinciale numéro 430, en quittant Watsa pour Mambasa en Ituri, afin de rejoindre Butembo dans le Nord-Kivu. » a-t-il déclaré le président.

Face à cette situation préoccupante, il appelle à une vigilance accrue des tous les motards. Il envisage également de recommander la suspension temporaire de la circulation sur la route provinciale 430 (RP430), désormais considérée comme un axe à risque, afin de prévenir de nouvelles pertes en vies humaines dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable.

Ce phénomène n’est pas isolé. Il s’inscrit dans une série d’incidents enregistrés ces derniers mois dans la région. Un enseignant originaire de la commune d’Aru, qui s’était rendu à Mambasa pour assister à un deuil lors des dernières vacances, est porté disparu depuis plus de deux mois. Sa disparition plonge sa famille, composée d’une veuve et de plusieurs enfants, dans l’angoisse, sans la moindre nouvelle à ce jour.

Selon plusieurs témoignages, ces disparitions seraient liées à l’activisme persistant des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi qu’à la résurgence de certaines milices locales. Ces groupes armés opéreraient principalement dans la forêt de la Réserve de faune à okapis (RFO), une zone difficile d’accès, propice aux embuscades.

Les acteurs communautaires redoutent une extension de l’insécurité vers la province du Haut-Uele, déjà fragilisée, alors que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu en subissent régulièrement les conséquences. Ils appellent les autorités compétentes à renforcer les dispositifs de sécurité sur ces axes routiers stratégiques et à intensifier les opérations de traque contre les groupes armés.

De leur côté, les conducteurs de motos-taxis restent sur le qui-vive, partagés entre la nécessité de travailler et la peur grandissante de ne jamais revenir de leurs trajets.

Il convient à signaler qu’aucune information officielle n’a été fournis de la part des autorités administratives et militaires, qui suscite toujours l’inquiétude des conducteurs des taxis-motos et la population.


Augustin Ndjabu

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