
Un incident jugé « malheureux » s’est produit le mardi 31 mars 2026 au Centre d’encadrement et d’instruction Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de Kaniama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, a annoncé le Service national dans un communiqué officiel publié ce 2 avril.
Selon les premières informations fournies par cette structure rattachée à la Présidence de la République, les faits sont survenus dans un climat de tension provoqué par la circulation d’une fausse rumeur des jeunes appelés « Bâtisseurs ». Ces derniers évoquaient notamment une prétendue prime impayée ainsi qu’une prolongation de leur période de formation .
Dans ce contexte, certains jeunes en formation se seraient livrés à des actes de vandalisme, s’attaquant aux installations du centre. Des vitres ont été brisées, des matelas incendiés, et le commandant du centre aurait été physiquement pris à partie alors qu’il tentait de calmer la situation.
C’est au cours des tentatives de rétablissement de l’ordre qu’un militaire a fait usage de son arme à feu, causant six blessés parmi les Bâtisseurs, dont deux dans un état grave.
Réagissant rapidement, le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a ordonné l’interpellation immédiate du militaire impliqué. Celui-ci a été mis à la disposition de l’Auditorat militaire de garnison de Kamina, qui a ouvert une enquête pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur cet incident.
Les blessés ont été pris en charge et transférés vers une structure sanitaire du Service national, où ils reçoivent des soins appropriés.
Dans son communiqué, le Service national condamne fermement cet acte qu’il qualifie de « violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine ». Il assure qu’aucune dérive ne sera tolérée, quels qu’en soient les auteurs.
Des mesures correctives ont été annoncées, notamment le renforcement de l’encadrement, des mécanismes de supervision et du dispositif de gestion des situations de tension au sein du centre.
Enfin, le Service national appelle au calme et à la responsabilité, tout en mettant en garde contre toute tentative de désinformation. Il souligne que cet incident, bien que grave, demeure isolé et ne remet pas en cause sa mission républicaine.
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