
Le monde du basket, et plus largement du sport, est en deuil. Dikembe Mutombo, l’un des plus grands défenseurs de l’histoire de la NBA, s’en est allé à l’âge de 58 ans ce lundi 30 Septembre de suite d’un cancer du cerveau . Connu pour ses contres légendaires et son geste signature le fameux « non, non, non » qu’il faisait en agitant son index après chaque blocage réussi, Mutombo laisse un héritage qui va bien au-delà des parquets de basket.
Né en République Démocratique du Congo, Dikembe Mutombo n’a pas seulement marqué l’histoire du sport par ses prouesses athlétiques, mais aussi par son engagement philanthropique pour son pays d’origine. Son parcours, de Kinshasa aux stades de la NBA, est celui d’un géant qui n’a jamais oublié d’où il venait.
Un ambassadeur de la RDC
Au-delà des terrains, Mutombo a toujours œuvré pour améliorer la vie des Congolais.
Son influence et ses contributions humanitaires sont immenses. Il a notamment créé la Fondation Dikembe Mutombo qui a financé la construction de l’hôpital Biamba Marie Mutombo à Kinshasa, une institution qui offre des soins de santé essentiels à des milliers de personnes. Il était un fervent défenseur de l’éducation et du développement en Afrique, utilisant sa notoriété pour sensibiliser et mobiliser des fonds en faveur de nombreuses causes humanitaires.
Mutombo a incarné la fierté congolaise à l’échelle mondiale. Il a utilisé son succès pour redonner à son pays, devenant ainsi un modèle pour les générations futures, non seulement en RDC, mais partout en Afrique.
Un Dernier Adieu
Aujourd’hui, son geste iconique « non, non, non » résonne tristement dans les mémoires, comme un refus de voir partir l’un des plus grands ambassadeurs du basket et de la RDC. Si son corps a quitté ce monde, son esprit de générosité, sa détermination et sa passion pour l’amélioration de son pays continuent de vivre dans les cœurs de ceux qui l’ont admiré et soutenu.
Dikembe Mutombo s’en va, mais son héritage humanitaire et sportif, lui, reste inébranlable.
Jean Aimé Kikandi



