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Propos du général Ekenge : la COFEDEC, par la voix de Filia Tshipasa, condamne des déclarations jugées dangereuses

Une vive polémique secoue l’opinion publique congolaise après des propos tenus sur la chaîne nationale RTNC par le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général-major Sylvain Ekenge.

Des déclarations jugées stigmatisantes et dangereuses, intervenues dans un contexte sécuritaire déjà marqué par de fortes tensions, ont suscité de nombreuses réactions au sein de la société civile.


Parmi les voix les plus critiques figure Filia Tshipasa, membre du mouvement Sauvons le Congo et présidente du parti politique « Convention des Fédéralistes pour la Démocratie Chrétienne » (COFEDEC). 

Dans une déclaration sur son compte X , elle condamne ce qu’elle qualifie d’ « extrême gravité », estimant que de tels propos portent atteinte aux fondements mêmes du vivre-ensemble en RDC.


Pour la COFEDEC, la gravité de cette affaire est accentuée par le fait que les propos émanent d’une autorité militaire de premier plan, censée incarner la neutralité, la discipline et l’unité nationale.
« Toute communication officielle qui stigmatise une communauté constitue une violation flagrante de la Constitution et des engagements internationaux de la République démocratique du Congo », a rappelé Filia Tshipasa.


Elle souligne que les FARDC doivent impérativement demeurer une armée républicaine, inclusive et au service de tous les Congolais, sans distinction d’origine, d’ethnie ou d’appartenance sociale.

La suspension du général Sylvain Ekenge, intervenue après la controverse, est perçue par certains acteurs de la société civile comme un repentir tardif, qui ne saurait à lui seul réparer les dommages causés.

Selon la COFEDEC, cette décision ne doit pas masquer la nécessité d’une réflexion profonde sur la communication institutionnelle en période de crise.


« La lutte contre l’insécurité, aussi légitime soit-elle, ne justifie jamais la haine identitaire », insiste Filia Tshipasa, appelant les autorités à faire preuve de responsabilité, de retenue et de respect de la dignité humaine.


Plaidoyer pour le vivre-ensemble et la justice
Fidèle à son engagement en faveur de la paix et de la cohésion nationale, la présidente de la COFEDEC plaide pour une approche fondée sur la justice, la vérité et le respect des droits humains. Elle avertit que les discours clivants, surtout lorsqu’ils proviennent des institutions de l’État, risquent d’aggraver les fractures sociales et d’alimenter les conflits.


Dans un contexte où la RDC fait face à de multiples défis sécuritaires, la COFEDEC appelle enfin les autorités à renforcer les mécanismes de contrôle de la parole publique et à promouvoir une communication responsable, seule capable de consolider la paix et le vivre-ensemble. 

Jean Aimé Kikandi

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