
Une pluie diluvienne qui s’est abattue dans la journée du dimanche 22 février sur le secteur de Ruwenzori, en territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, a causé d’importants dégâts matériels et humains.
Selon la coordination locale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), plus de vingt maisons ont été emportées par les eaux en furie.
Les quartiers touchés offrent un spectacle de désolation : habitations détruites, biens ménagers engloutis sous la boue et les immondices, champs ravagés et routes rendues impraticables. Plusieurs familles se retrouvent sans abri, contraintes de passer la nuit à la belle étoile ou chez des proches, dans des conditions précaires.
La même source indique que deux personnes ont perdu la vie à la suite de cette catastrophe naturelle, alourdissant un bilan déjà dramatique. Les recherches se poursuivent afin d’évaluer l’ampleur exacte des dégâts et d’identifier d’éventuels disparus.
Le coordonnateur de la NSCC/Ruwenzori, Meleki Mulala, lance un appel pressant aux autorités locales, provinciales et nationales pour une intervention urgente.
Il insiste notamment sur la reconstruction des ponts emportés par les eaux, en particulier celui érigé sur la Route nationale n°4, un axe stratégique pour les échanges commerciaux et la mobilité des populations.
Il plaide également pour la réhabilitation des routes de desserte agricole, essentielles à l’évacuation des produits vivriers vers les centres urbains.
« Sans routes praticables ni ponts solides, les agriculteurs ne pourront pas acheminer leurs récoltes, ce qui risque d’aggraver la précarité économique déjà ressentie dans la région », a-t-il averti.
Au-delà des infrastructures, la société civile réclame une assistance humanitaire urgente en faveur des sinistrés, notamment des abris temporaires, des vivres, des vêtements, des soins médicaux et des kits d’hygiène. Face à la récurrence des pluies torrentielles dans cette zone, elle recommande également la mise en place de mesures préventives, telles que l’aménagement des caniveaux, le curage des rivières et une meilleure planification urbaine.
Cette nouvelle catastrophe met une fois de plus en lumière la grande vulnérabilité des populations du secteur de Ruwenzori face aux aléas climatiques, dans un contexte déjà marqué par l’insécurité et les difficultés socio-économiques.
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