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Les humanitaires face aux défis d’accès dans l’Est de la RDC

Goma, 27 février 2026 .À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année par l’Organisation des Nations unies, le travail des humanitaires dans l’Est de la République démocratique du Congo reste confronté à un défi majeur : l’accès aux populations vulnérables.

Selon Esras Kisenge, humanitaire actif dans la région, le rôle des humanitaires est essentiel pour relier ceux qui ont les moyens à ceux qui ont besoin d’aide. « Nous essayons d’être un pont pour que l’aide atteigne les personnes qui en ont le plus besoin », explique-t-il.

Cependant, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC complique considérablement cette mission. Au cours du premier semestre 2026, plus de 150 incidents sécuritaires ont été enregistrés au Nord-Kivu, 81 au Sud-Kivu, 33 en Ituri et 22 au Tanganyika. Ces incidents, qui incluent menaces, intimidations et agressions physiques, montrent à quel point le travail humanitaire reste risqué.

Certaines zones stratégiques sont toujours inaccessibles ou fortement restreintes, notamment Masisi et Walikale (Nord-Kivu), Bukavu et Uvira (Sud-Kivu) ou encore Bunia et Fataki (Ituri). Les restrictions administratives, la fermeture de certains aéroports comme celui de Goma et les limites des déplacements transfrontaliers compliquent davantage l’acheminement de l’aide humanitaire.

Malgré ces obstacles, Esras Kisenge souligne que l’engagement humanitaire reste prioritaire. « Même face aux difficultés, notre mission est d’apporter de l’aide à ceux qui en ont besoin », insiste-t-il. Il appelle également la population à la solidarité et à rester unie pour soutenir le développement local.

La Journée mondiale de l’aide humanitaire est ainsi l’occasion de mettre en lumière les défis d’accès auxquels font face les humanitaires et de rappeler l’importance de soutenir leur action afin que l’aide puisse atteindre toutes les communautés vulnérables.

Guilaine Muhirhi

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