L’ONG de défense des droits humains Dignité Humaine Organisation a vivement dénoncé la répression de la manifestation organisée ce vendredi par l’opposition politique et plusieurs organisations de la société civile dans différentes villes de la République démocratique du Congo, notamment à Kinshasa.
Dans un communiqué publié le même jour, l’organisation affirme que les organisateurs avaient préalablement notifié les autorités compétentes et communiqué les itinéraires prévus pour cette marche. Malgré cela, les manifestants auraient été dispersés par les forces de l’ordre dans plusieurs communes de la capitale et d’autres localités du pays.Selon Dignité Humaine, l’intervention des services de sécurité aurait été marquée par un usage excessif et disproportionné de la force.
Citant des informations recueillies sur le terrain, l’organisation fait état d’un bilan provisoire de quatre morts, 32 blessés graves et 304 blessés légers. Plusieurs arrestations ainsi que des cas de violences auraient également été signalés.L’ONG rapporte par ailleurs des actes de vandalisme ayant visé certains sièges de partis politiques au cours de cette journée de tensions.
Dignité Humaine indique également avoir reçu des témoignages et des rapports préliminaires faisant état de l’implication présumée de certains éléments de la Police nationale congolaise (PNC), ainsi que de membres d’un groupe politique proche de la majorité au pouvoir, dans des actes d’abus et d’intimidation.
Rappelant que la liberté de manifestation pacifique est garantie par la Constitution de la RDC ainsi que par plusieurs instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits humains, l’organisation estime que toute restriction à ce droit doit respecter les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité.
Face à cette situation, Dignité Humaine appelle les autorités congolaises à assurer la protection des citoyens dans l’exercice de leurs libertés fondamentales, à mettre fin à tout usage abusif de la force et à diligenter des enquêtes indépendantes, transparentes et crédibles sur les incidents signalés.
L’organisation réaffirme enfin son engagement à documenter et dénoncer toute violation des droits humains en RDC, tout en appelant au respect des libertés publiques et de la dignité humaine.
Clarisse Kagoyi





