Le parti politique Piste pour l’Émergence a vivement condamné la répression du sit-in organisé le 12 juin dernier devant le Palais du Peuple à Kinshasa par la coalition C64 contre le projet de révision constitutionnelle.
Dans un communiqué publié ce samedi 13 juin , cette formation politique dénonce ce qu’elle qualifie de « répression sanglante » contre des citoyens ayant participé à une manifestation qu’elle présente comme pacifique.
Selon le parti, ce rassemblement visait à dénoncer le projet de loi référendaire actuellement en discussion ainsi que toute initiative susceptible de modifier l’ordre constitutionnel en vigueur.
Piste pour l’Émergence estime que les autorités devraient concentrer leurs efforts sur les défis auxquels le pays est confronté, notamment l’insécurité dans l’Est de la RDC, les difficultés économiques et la dégradation des conditions sociales de la population.
Le parti affirme également que plusieurs personnes auraient perdu la vie lors de cette manifestation et réclame l’ouverture d’une enquête afin d’identifier et de poursuivre les auteurs présumés des violences. Il fait état de plusieurs responsables politiques blessés, parmi lesquels Martin Fayulu, Delly Sessanga, Jean-Marc Kabund et Ados Ndomasi.
Dans son communiqué, la formation politique évoque également l’arrestation de plusieurs militants, notamment Gauthier Ilunga et Best Mulamba, dont elle exige la libération immédiate.
Piste pour l’Émergence accuse par ailleurs des militants pro-pouvoir d’avoir participé aux violences aux côtés des forces de l’ordre, des allégations qui n’ont pas été confirmées de manière indépendante au moment de la publication du communiqué.
Rappelant que la liberté de manifestation est garantie par l’article 26 de la Constitution, le parti appelle à une mobilisation citoyenne pacifique et à la vigilance des différentes composantes de la société pour la défense de l’État de droit.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour du débat sur une éventuelle révision de la Constitution, un sujet qui continue de susciter des réactions divergentes au sein de la classe politique congolaise.
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