Le général Gaby Kasongo Mulumba, récemment désigné gouverneur militaire de l’Ituri, est arrivé dimanche 14 juin à Bunia, où il doit officiellement prendre ses fonctions ce lundi.
À peine descendu de l’avion, il a affiché les deux grandes priorités de son mandat : le rétablissement de la paix et la riposte contre l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la province.Face aux défis sécuritaires persistants, le nouveau gouverneur a appelé la population à s’impliquer activement dans les efforts de stabilisation de la province.
Selon lui, la restauration d’une paix durable ne pourra être obtenue sans une collaboration étroite entre les autorités et les citoyens.« Je suis venu travailler avec la population iturienne pour ramener la paix », a-t-il déclaré devant les habitants et les autorités locales venus l’accueillir à Bunia.
Le successeur du général Johnny Luboya N’kashama s’est montré convaincu que l’unité et la confiance mutuelle constituent des éléments essentiels pour mettre fin à l’insécurité qui affecte plusieurs territoires de l’Ituri depuis des années.
Outre les questions sécuritaires, le général Gaby Kasongo Mulumba devra également faire face à une situation sanitaire préoccupante. La province est confrontée à la 17e épidémie d’Ebola enregistrée dans l’est de la République démocratique du Congo.
Dans ce contexte, il a lancé un appel particulier aux professionnels des médias afin qu’ils participent activement aux campagnes de sensibilisation destinées à informer la population sur les risques liés à la maladie et sur l’importance du respect des mesures préventives.« Chers journalistes, soyez de bons communicateurs pour dire à la population que cette maladie existe et qu’il faut s’en protéger », a-t-il exhorté.
Le général Kasongo Mulumba succède ainsi au général Johnny Luboya N’kashama, qui a dirigé l’Ituri pendant cinq années dans le cadre de l’état de siège. Sa prise de fonctions intervient alors que ce régime exceptionnel vient d’être prorogé une nouvelle fois par ordonnance présidentielle, avec l’aval de l’Assemblée nationale.
Cette prolongation continue toutefois de susciter des critiques. Les députés nationaux élus de l’Ituri et du Nord-Kivu ont récemment suspendu leur participation aux travaux parlementaires pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une absence d’évaluation approfondie de l’état de siège, instauré depuis plus de cinq ans dans les deux provinces.
Rédaction






