Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé le renforcement des mesures de surveillance contre la maladie à virus Ebola, après la confirmation en France d’un cas chez un médecin ayant récemment participé à la riposte contre l’épidémie en Ituri.
Dans un communiqué publié mercredi, les autorités précisent que le professionnel de santé, déployé par l’organisation humanitaire ALIMA, a travaillé du 22 mai au 19 juin 2026 au Centre médical évangélique de Rwampara, en Ituri, avant de quitter la RDC. Il a transité par Kinshasa, où il est resté jusqu’au 22 juin, puis a rejoint la France le 23 juin.
Selon les informations disponibles, il ne présentait aucun symptôme au moment de son départ de Bunia ni durant son séjour dans la capitale congolaise.Le Gouvernement souligne que le médecin, conscient de son exposition potentielle, s’est présenté dans un établissement de santé dès son arrivée en France, où des analyses ont confirmé une infection par le virus Ebola de type Bundibugyo.
Les autorités rappellent qu’une personne infectée ne devient contagieuse qu’à partir de l’apparition des symptômes et que la transmission s’effectue uniquement par contact direct.
Afin d’assurer un suivi rigoureux, Kinshasa indique avoir engagé une coordination avec les autorités françaises pour le partage des données nécessaires au traçage des contacts et au suivi des personnes potentiellement exposées, conformément au Règlement sanitaire international.
Le Gouvernement affirme que toutes les alertes liées à Ebola font systématiquement l’objet d’investigations épidémiologiques approfondies, comprenant l’identification et le suivi des contacts pendant 21 jours ainsi que la mise en œuvre immédiate des mesures de santé publique requises.
Des dispositifs renforcés de surveillance restent opérationnels dans les provinces concernées ainsi qu’aux principaux points d’entrée et de sortie du territoire, notamment dans les aéroports de Bunia et de Kinshasa. Ces mécanismes couvrent l’ensemble de la chaîne de gestion des alertes, de la détection des cas suspects à leur confirmation en laboratoire.
Par ailleurs, le Gouvernement annonce que toute personne en provenance d’une zone touchée par Ebola devra désormais observer une période de 21 jours avant d’effectuer tout déplacement, tant sur le territoire national qu’à l’international.
Cette mesure vise à limiter les risques de propagation de la maladie.Les autorités réaffirment enfin leur engagement à protéger la population, à soutenir les équipes de première ligne et à poursuivre la riposte contre Ebola avec l’appui de leurs partenaires nationaux et internationaux.
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