Dans un communiqué officiel rendu public ce dimanche 13 septembre 2026, le mouvement d’opposition « Sauvons la RDC » critique vivement l’Ordonnance présidentielle fixant l’organisation et le fonctionnement du Comité d’organisation du Dialogue National.
Selon ce regroupement d’acteurs politiques et de la société civile , le texte confirme la volonté du chef de l’État de contrôler unilatéralement l’ensemble du processus.
Un processus jugé unilatéral
Les membres fondateurs de « Sauvons la RDC » fustigent ce qu’ils qualifient de « conception absolutiste du pouvoir ».
Le mouvement affirme que Félix Tshisekedi conserve un pouvoir discrétionnaire total sur la désignation des membres du comité d’organisation ainsi que sur le sort des résolutions qui sortiront de ces assises.
Pour l’opposition, cette ordonnance démontre l’impossibilité d’obtenir un dialogue inclusif ou un consensus républicain par le biais des initiatives actuelles du pouvoir.
Recours à l’article 64 de la ConstitutionFace à ce qu’il décrit comme une atteinte au pacte républicain constitutionnel du 18 février 2006, le mouvement affirme que la seule voie restante réside dans le cadre légal offert par la Loi fondamentale.
Invoquant explicitement l’Article 64 de la Constitution qui dispose que tout Congolais a le devoir de faire échec à quiconque prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation de la Constitution , « Sauvons la RDC » exhorte à inscrire les actions dans une dynamique révolutionnaire et non réformiste afin de rétablir la souveraineté du peuple.
Cette prise de position ferme accentue les tensions politiques et marque une étape de crispation supplémentaire entre le pouvoir central et les forces d’opposition quant aux perspectives d’un dialogue politique national.
Rédaction






