
Ce jeudi 12 octobre, la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, siégeant en chambre foraine à la prison militaire de Ndolo, a examiné le procès en appel des prévenus impliqués dans l’affaire Malanga, un coup d’État avorté qui a secoué la République démocratique du Congo le 19 mai dernier.
Ce jour-là, un groupe armé avait attaqué simultanément la résidence de Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, et le Palais de la Nation, siège du bureau du Chef de l’État congolais .
Sur les 51 personnes initialement arrêtées, 37 ont été condamnées à la peine capitale lors du jugement en première instance. Les autres accusés ont écopé de diverses peines, allant de la réclusion criminelle à perpétuité à des peines plus légères.
Selon des sources judiciaires, les condamnés sont accusés de tentative de renversement de l’ordre constitutionnel et d’atteinte à la sûreté de l’État. L’appel vise à réexaminer ces condamnations, particulièrement controversées, dans un contexte de tensions politiques croissantes en RDC.
Cette affaire reste hautement sensible, non seulement en raison de la gravité des accusations, mais aussi du statut des victimes visées par cette attaque. Vital Kamerhe, figure politique influente et allié du président Félix Tshisekedi, avait été ciblé dans cette tentative de coup d’État, augmentant l’ampleur médiatique du dossier.
Alors que le pays observe de près le déroulement de ce procès, la question de la peine capitale et des droits des accusés sera au cœur des débats. Les avocats de la défense espèrent que cette audience en appel offrira une chance de réviser les condamnations, dans un climat d’incertitude quant à l’avenir judiciaire des 37 condamnés à mort.
Jean Aimé kikandi



