
Le processus de paix de Luanda, qui vise à mettre fin au conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo , fait face à de nouveaux obstacles.
La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner , a accusé le Rwanda de bloquer les négociations, pointant trois principaux sujets de discorde.

Selon la ministre des affaires étrangères , le Rwanda propose un retrait de ses troupes sans fournir de garanties concrètes ni de détails sur le déroulement, et conditionne ce retrait à la neutralisation des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé actif dans l’Est de la RDC.
En outre, Kigali refuserait d’intégrer un mécanisme de justice régionale pour les crimes commis et rejette toute clause de responsabilité dans l’accord de paix.
Ces accusations ont été rapidement démenties par le ministère rwandais des Affaires étrangères, dirigé par Vincent Biruta , qui soutient que c’est plutôt la RDC qui freine les avancées du processus. Cette impasse diplomatique reflète un retour à la case départ, malgré un précédent consensus sur la neutralisation du FDLR et le désengagement des forces sur le terrain.
La communauté internationale, représentée par Volker Türk , Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a appelé à la fin des hostilités, demandant aux deux pays de cesser leur soutien aux groupes armés.
Ce conflit, qui ravage l’Est de la RDC, a déjà déplacé plus de 6 millions de personnes et plusieurs morts , soulignant l’urgence d’un règlement durable.
Alors que les discussions se poursuivent, la perspective d’une paix durable reste incertaine, avec des tensions toujours vives entre la RDC et le Rwanda, deux pays au cœur de l’épicentre de cette crise régionale.
Jean Aimé Kikandi



