
Goma, le 25 juillet 2025 – Dans une déclaration politique percutante, la Convention des Fédéralistes pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC) monte au créneau pour dénoncer l’ouverture du procès contre l’ancien président Joseph Kabila Kabange, qualifiant cette initiative de « manipulation judiciaire à des fins politiciennes » orchestrée par le régime en place.
Selon Kahindo Tshipasa Filia, Présidente nationale de la COFEDEC, cette procédure judiciaire n’aurait d’autre objectif que de détourner l’attention de l’opinion publique, tout en masquant les réels défis auxquels le pays est confronté, notamment le détournement massif de fonds publics.
« Cette démarche, manipulée par le pouvoir en place, vise à nuire à l’image de l’ancien président et à fragiliser davantage le climat de paix en République Démocratique du Congo », peut-on lire dans la déclaration officielle du parti.
La COFEDEC s’alarme de ce qu’elle considère comme une dérive autoritaire qui risque de compromettre sérieusement les chances d’un dialogue national sincère, inclusif et porteur de réconciliation. Le parti chrétien démocrate insiste sur la nécessité d’impliquer toutes les forces vives de la Nation pour espérer une paix durable. « La paix ne saurait être obtenue dans l’exclusion, ni dans la manipulation judiciaire », souligne Mme Tshipasa, appelant à une justice impartiale, indépendante et à un dialogue véritablement national
Alors que le climat politique s’échauffe à Kinshasa, cette prise de position forte de la COFEDEC remet sur la table la question de la neutralité de la justice congolaise et de l’espace démocratique. L’appel de la Présidente nationale sonne comme une mise en garde : l’exclusion politique et les règlements de compte judiciaires ne feront qu’aggraver la crise politique que traverse la RDC.
Jean Aime Kikandi


