
L’Angola multiplie ces derniers jours ses contacts informels avec plusieurs acteurs clés de la crise en République démocratique du Congo. Selon nos sources, des échanges discrets sont en cours avec des personnalités influentes et des représentants de l’Église, dans le but de préparer le terrain pour des discussions plus structurées dans les prochaines semaines.
Le pays voisin, qui conserve un rôle de facilitateur régional malgré le recentrage du processus de paix sur Doha, a également approché des cadres de l’Alliance des Forces de la Convergence (AFC/M23). La rébellion se dit prête à participer à de futures négociations, mais sous certaines conditions : des garanties solides et des éclaircissements précis sur l’avenir et la viabilité du processus de Doha, dont la mise en œuvre reste compromise par des violations persistantes du cessez-le-feu.
Ces démarches s’inscrivent dans un contexte où la région cherche à stabiliser l’est de la RDC, frappé par des tensions récurrentes entre le gouvernement et la rébellion.
Les acteurs internationaux et régionaux s’accordent sur l’importance d’un dialogue inclusif, capable de traiter à la fois les questions sécuritaires et politiques, tout en renforçant la confiance entre les parties.
À ce stade, aucune date officielle n’a été annoncée pour la reprise des négociations, mais Luanda apparaît déterminée à jouer un rôle central dans la facilitation d’un accord durable entre Kinshasa et l’AFC/M23.
Jean Aimé Kikandi



