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Aru : Prolifération inquiétante des « motos fantômes », un danger pour la sécurité routière

Il suffit de quelques minutes d’observation au centre-ville d’Aru pour dresser un constat alarmant : la physionomie des motos en circulation dans la commune rurale a profondément changé, et pas pour le mieux. De nombreux motards roulent désormais sur des engins dépourvus de presque tous les accessoires de sécurité, en violation flagrante du code de la route.


Ces motos, devenues de véritables dangers publics sur deux roues, circulent sans plusieurs équipements essentiels, notamment :
– le tableau de bord ;
– les clignotants avant et arrière ;
– les deux rétroviseurs ;
– le feu rouge arrière ;
– le phare principal.


À cela s’ajoute une pollution sonore de plus en plus préoccupante. En retirant volontairement le tuyau d’échappement ou sa chicane, certains conducteurs modifient le bruit de leurs motos, provoquant des nuisances sonores insupportables pour les riverains.


Cette dérive, devenue l’une des causes majeures des accidents de circulation dans la commune, appelle une réaction urgente. Le bourgmestre de la commune rurale d’Aru est ainsi interpellé pour coordonner une opération de grande envergure afin de mettre fin à ce phénomène.


Pour plusieurs observateurs locaux, l’heure n’est plus à la simple sensibilisation, mais à l’application stricte des normes techniques minimales afin de préserver des vies humaines. L’un d’eux, Adjio Andama Jacques, cité par aruactualite.com, alerte :


« Ces motos ainsi dépouillées deviennent des projectiles invisibles la nuit et imprévisibles le jour. »


La responsabilité ne repose toutefois pas uniquement sur l’autorité publique. Les gestionnaires des parkings et les responsables des associations de taxi-moto d’Aru, d’Ariwara et d’Ingbokolo sont également appelés à jouer pleinement leur rôle. Il leur revient de sensibiliser leurs membres et de veiller à ce qu’aucun taxi-moto ne prenne la route sans respecter les normes de sécurité en vigueur.


À Aru, la sécurité routière est l’affaire de tous. Il est temps que la loi reprenne pleinement ses droits sur la chaussée.


Augustin Ndjabu

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