
La classe politique congolaise est à nouveau secouée. La Coalition de la Gauche Congolaise (CGC) et l’opposant Jean-Marc Kabund alertent sur les dangers d’un dialogue tronqué et exclusif. Selon eux, toute tentative de négociation qui n’intègre pas l’ensemble des forces politiques et des acteurs concernés risque de fragiliser l’État et de compromettre le calendrier électoral de 2028. La CGC parle d’un véritable « scénario apocalyptique » si les élections venaient à être reportées.
Face à la crise sécuritaire qui perdure à l’Est du pays, la coalition et Kabund insistent sur la nécessité d’un dialogue politique véritablement inclusif, conduit par une facilitation neutre. Pour eux, le respect de la Constitution, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale doivent être au cœur de toute discussion.
Au-delà du calendrier électoral, la CGC et Kabund dénoncent la répression systématique contre les opposants, les intimidations et les manœuvres visant à diviser l’opposition. Ils estiment que ces pratiques affaiblissent la légitimité du dialogue et mettent en péril l’intérêt général. Pour la coalition, la paix à l’Est ne peut être atteinte que par un engagement clair et structuré de l’État, accompagné d’une gouvernance forte et d’institutions fonctionnelles.
La coalition alerte également sur les risques géopolitiques et économiques pesant sur l’Est de la RDC, citant notamment les pressions extérieures et les intérêts de certaines multinationales qui exploitent l’instabilité pour asseoir leur influence. Dans ce contexte, seule une approche structurelle, reposant sur la refondation de l’État congolais et l’unité des Congolais, peut garantir la paix et la souveraineté du pays.
La CGC et Kabund lancent donc un appel à la mobilisation nationale, soulignant que l’avenir de la RDC dépend de la capacité des Congolais à se mettre au-dessus de leurs intérêts personnels et à défendre un processus politique inclusif, respectueux de la loi et tourné vers la stabilité et le développement. L’avenir du pays, affirment-ils, repose sur la responsabilité collective et la volonté de construire un État fort et légitime.
Augustin Ndjabu



