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Nord-Kivu : combats signalés à Kinyumba et frappe aérienne à Nyabiondo

De nouveaux affrontements armés ont été signalés ce vendredi 27 février à Kinyumba, dans le territoire de Masisi, opposant les combattants de l’AFC/M23 aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des groupes d’autodéfense locaux, communément appelés Wazalendo.

Ces nouveaux accrochages interviennent dans un contexte sécuritaire déjà tendu dans cette partie du Nord-Kivu, marquée par une intensification des affrontements entre les forces en présence.

Une frappe aérienne signalée à Nyabiondo

La veille, jeudi 26 février aux environs de 18 heures, une frappe aérienne attribuée à l’armée congolaise a visé une position de l’AFC/M23 dans le quartier Isiro, à Nyabiondo, selon plusieurs sources locales concordantes.

D’après ces sources, un drone aurait largué des bombes sur une position occupée par les combattants rebelles, provoquant une forte détonation entendue dans plusieurs quartiers environnants.

« Nous avons entendu une explosion vers 18 heures. Les gens ont commencé à courir dans tous les sens, craignant des combats généralisés », a témoigné un habitant joint par téléphone.

Aucun bilan officiel n’était disponible dans l’immédiat concernant d’éventuelles pertes humaines ou des dégâts matériels.

Plusieurs villages repassés sous contrôle rebelle

Dans la soirée du jeudi, les villages de Chugi, Katobo et Kaniro, situés dans la chefferie des Bahunde, seraient repassés sous le contrôle des combattants de l’AFC/M23 après de violents affrontements contre les Wazalendo, selon des sources de la société civile locale.

Toutefois, ces informations n’ont pas encore été confirmées de manière indépendante.

Une situation sécuritaire toujours instable

La multiplication des combats dans le territoire de Masisi illustre la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Ces affrontements continus alimentent les inquiétudes des populations civiles, souvent contraintes de fuir leurs habitations pour se mettre à l’abri.

Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur ces derniers développements.

Ruth Habi

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