
La Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI), en collaboration avec le Cadastre minier (CAMI), a publié un communiqué officiel rendu public ce mercredi 18 mars 2026, dont 7une.cd détient une copie, convoquant les titulaires de droits miniers et de carrières à une séance de travail consacrée à l’impôt sur la superficie des concessions minières.
Selon ce communiqué, cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’exécution du protocole d’accord signé entre la province de l’Ituri et le CAMI, visant à encadrer la perception de cet impôt stratégique pour les finances publiques provinciales.
Cette réunion est prévue pour le vendredi 20 mars 2026 à 10 heures (heure de Kinshasa), dans la salle de réunion de la Direction générale du CAMI, située au croisement des avenues Mpolo Maurice et Kasa-Vubu, dans la commune de Gombe, à Kinshasa.
Les autorités insistent sur « l’importance de la matière inscrite à l’ordre du jour » et appellent à la présence physique de tous les opérateurs concernés.
Une liste de 39 entreprises et titulaires de droits figure en annexe du communiqué. Parmi eux, des sociétés opérant dans l’exploitation aurifère et d’autres ressources en Ituri, notamment Mongbwalu Gold Mines, Mining Company of Congo et Kimia Mining Investment. Ces entreprises sont directement concernées par l’application de l’impôt lié à la superficie de leurs concessions.
Ce processus intervient dans un contexte où la province de l’Ituri cherche à renforcer la mobilisation de ses recettes internes, particulièrement dans le secteur minier, considéré comme l’un des piliers économiques de la région. Les autorités provinciales entendent ainsi améliorer la transparence, la traçabilité et l’efficacité dans la collecte des taxes auprès des opérateurs.
Pour plusieurs observateurs, la tenue de cette réunion pourrait également permettre d’aplanir les divergences constatées entre les services provinciaux et les entreprises minières, notamment en ce qui concerne les modalités de calcul et de paiement de l’impôt.
Le document, signé conjointement par les autorités de la DGRPI et du CAMI, souligne également l’urgence d’une collaboration étroite entre les parties prenantes afin d’assurer la bonne gouvernance du secteur minier, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques dans la province.
Cette réunion s’annonce décisive pour l’avenir de la fiscalité minière provinciale et pourrait poser les bases d’une approche plus structurée et consensuelle entre l’État et les exploitants miniers.
Augustin Ndjabu



