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RDC : Des voix s’élèvent pour exiger la libération de Benjamin Babunga arrêté au Burundi

Le comité de soutien à Benjamin Babunga en République démocratique du Congo a exprimé sa vive préoccupation après l’arrestation de ce dernier par les services de renseignement burundais le 27 mai 2026 dans l’après-midi.

Dans une déclaration rendue publique ce samedi 30 mai à Kinshasa, cette structure affirme suivre avec inquiétude la situation de Benjamin Babunga, présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé du débat public dans la région des Grands Lacs.

Selon le comité, Benjamin Babunga s’est fait connaître ces dernières années par ses interventions sur les questions liées à la gouvernance, à la gestion des conflits armés dans l’est de la RDC ainsi qu’aux responsabilités des différents acteurs impliqués dans la crise régionale touchant la RDC, le Rwanda et le Burundi.

Ses soutiens estiment que ses prises de position relèvent de l’exercice légitime de la liberté d’expression et rappellent que celui-ci aurait déjà fait l’objet de menaces en raison de ses opinions sur la gouvernance et les conflits dans la région.

« Aucun citoyen ne devrait être arrêté ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », souligne le communiqué.

Le comité considère que l’expression pacifique d’opinions critiques ne saurait être assimilée à une infraction et appelle les autorités burundaises à privilégier une solution conforme aux principes de justice, aux libertés fondamentales et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains.

Dans son plaidoyer, il sollicite la remise en liberté de Benjamin Babunga, estimant que son parcours et ses activités se sont toujours inscrits dans le cadre de l’expression pacifique de ses convictions.

Le comité a également lancé un appel aux organisations nationales et internationales de défense des droits humains, aux mécanismes compétents des Nations unies, à l’Union africaine, à la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) ainsi qu’aux médias afin de suivre cette affaire et de veiller au respect des droits fondamentaux de l’intéressé.

Le communiqué conclut que la défense de Benjamin Babunga constitue, selon ses auteurs, une défense plus large de la liberté d’expression et du droit des citoyens à participer librement au débat public.

Rédaction

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