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Haut-Uele : la société civile alerte sur un risque de tensions à Watsa et Dungu, le gouverneur Bakomito rejette les accusations

Le Panel des experts de la société civile a tiré la sonnette d’alarme concernant une possible détérioration de la situation sécuritaire et sociale dans les territoires de Watsa et Dungu, dans la province du Haut-Uele.

L’organisation estime qu’une récente mission administrative menée dans cette zone pourrait raviver des tensions déjà existantes autour de l’exploitation minière.

Dans un communiqué rendu public le 18 juin 2026 à Kinshasa, le Panel affirme que le contexte sécuritaire demeure fragile dans cette partie du pays. Selon ses responsables, toute initiative perçue comme irrégulière ou partisane risque d’alimenter les conflits entre les différents acteurs impliqués dans le secteur minier.

Des irrégularités administratives dénoncéesLe coordonnateur du Panel, Dieudonné Mushagalusa, accuse certaines autorités provinciales d’avoir outrepassé leurs compétences. Il cite notamment le déploiement d’une mission impliquant le Cadastre minier (CAMI), la Division provinciale des mines, le Service d’assistance et d’encadrement des mines à petite échelle (SAEMAPE) ainsi que des inspecteurs des mines.Selon lui, cette démarche aurait été engagée sans l’aval préalable des instances centrales compétentes.

La société civile estime également que la mission repose sur un arrêté attribuant un périmètre minier à la société Wanga Mining, un document qu’elle considère comme expiré et donc sans valeur juridique.

Le Panel craint que cette situation ne provoque de nouvelles tensions entre exploitants miniers artisanaux et industriels présents dans la région.Le gouverneur réfute les accusationsDe son côté, le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito, rejette fermement ces allégations.

Il affirme que toutes les démarches entreprises par l’administration provinciale respectent les dispositions légales en vigueur dans le secteur minier.Selon lui, l’intervention des services concernés fait suite à des plaintes écrites déposées par des parties en conflit. Les dossiers auraient ensuite été transmis aux structures techniques compétentes, notamment le CAMI et la Division des mines, afin qu’elles puissent statuer conformément à leurs attributions.

Jean Bakomito accuse par ailleurs certains membres de la société civile de faire preuve de partialité et de défendre des intérêts particuliers plutôt que l’intérêt général.

Le gouverneur a enfin invité les organisations citoyennes à privilégier les préoccupations de la population et à éviter toute instrumentalisation politique des différends miniers qui secouent la province.

Rédaction

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