Accueil / Politique / Haut-Uele : la cabale contre Jean Bakomito mise à nu, les commanditaires de la manipulation démasqués

Haut-Uele : la cabale contre Jean Bakomito mise à nu, les commanditaires de la manipulation démasqués

L’article publié récemment par Scoop RDC sous le titre « Insécurité à Isiro : Jean Bakomito ferait-il le lit à Corneille Nangaa ? » apparaît moins comme une enquête journalistique que comme une tentative soigneusement orchestrée de discrédit politique.

Derrière les accusations portées contre le gouverneur du Haut-Uele, Jean Bakomito, se dessine en effet une stratégie fondée sur les insinuations, les amalgames et les procès d’intention plutôt que sur des faits vérifiés.

Dès les premières lignes, le lecteur attentif constate l’absence d’éléments tangibles.

Les accusations reposent sur des formules vagues telles que « certaines langues soupçonnent », « l’on raconte que » ou encore « Nangaa serait ».

Autrement dit, aucune preuve, aucun témoignage vérifiable, aucun document crédible n’est avancé pour étayer des affirmations pourtant graves.

En matière de journalisme, l’accusation ne vaut pas démonstration. Les faits doivent précéder les conclusions, et non l’inverse.

Mais au-delà du contenu même de l’article, c’est l’identité de son auteur qui interroge. Innocent Olenga n’est pas seulement journaliste. Il est également conseiller en communication du ministre José Mpanda, figure politique connue dans le Haut-Uele.

Cette double casquette soulève naturellement la question de la neutralité du texte publié. Le public est en droit de savoir si cet article relève d’un travail journalistique indépendant ou d’une offensive politique déguisée en information.Plus troublant encore, ceux qui tentent aujourd’hui d’associer Jean Bakomito à Corneille Nangaa évitent soigneusement d’évoquer certaines réalités politiques pourtant bien connues.

Christophe Baseane Nangaa, ancien gouverneur du Haut-Uele et cadre influent de Congo Espoir, n’est autre que le frère de Corneille Nangaa. Plusieurs proches de ce dernier, y compris des membres de sa famille, ont par ailleurs évolué dans l’espace politique gravitant autour de cette même formation.

Dès lors, une question mérite d’être posée : pourquoi chercher à établir artificiellement un lien entre Jean Bakomito et Corneille Nangaa tout en passant sous silence les connexions politiques historiques existant entre la famille Nangaa et certains acteurs aujourd’hui à la pointe des accusations ?

Pour de nombreux observateurs, la réponse est à chercher dans les séquelles des dernières élections gouvernorales. La victoire de Jean Bakomito a rebattu les cartes politiques dans le Haut-Uele et mis fin à plusieurs années d’influence de certains groupes. Depuis cette défaite, des voix continuent de contester indirectement le choix démocratique exprimé par les électeurs et leurs représentants.

Ne pouvant remettre en cause les résultats des urnes, certains acteurs semblent avoir opté pour une autre stratégie : fragiliser l’autorité du gouverneur à travers des campagnes médiatiques répétées.

L’objectif serait moins de contribuer au débat public que de semer le doute dans l’opinion et d’affaiblir politiquement celui qui dirige aujourd’hui la province.

Cette posture apparaît d’autant plus paradoxale que plusieurs questions continuent de peser sur les périodes précédentes de gouvernance dans le Haut-Uele. Les débats sur la gestion des ressources minières, la préservation de l’environnement, l’exploitation forestière ou encore l’état de certaines infrastructures demeurent présents dans la mémoire collective.

Autant de sujets qui mériteraient des réponses claires plutôt que des diversions politiques.Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires réels, la population du Haut-Uele attend des solutions concrètes et un débat fondé sur des faits.

Les accusations sans preuves, les amalgames et les campagnes de dénigrement ne contribuent ni à la stabilité de la province ni à la recherche de la vérité.

Au final, l’article de Scoop RDC ressemble davantage à une opération de communication politique qu’à un travail d’investigation.

Et à mesure que les incohérences apparaissent, les véritables motivations de ses auteurs semblent se dévoiler. Ce qui était présenté comme une alerte sécuritaire prend ainsi les allures d’une cabale politique dont Jean Bakomito est devenu la principale cible.

Rédaction

Étiquetté :

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *