Le vice-gouverneur du Nord-Kivu chargé des questions financières, économiques et du développement, Bahati Amani Shadrack, a procédé, ce jeudi 11 juin 2026, au lancement officiel du Test National de Sélection, d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP) au Complexe Scolaire La Joie, à Goma.
Il a représenté le gouverneur de province empêché lors de cette cérémonie.Dans son allocution, l’autorité provinciale a révélé que l’édition 2026 du TENASOSP compte, dans l’ensemble du Nord-Kivu sous administration AFC/M23, 49 584 candidats, dont 23 193 filles, soit 46,77 % de l’effectif total. Ces élèves sont répartis dans 146 centres de passation, y compris les extensions de Kigali et de Gisenyi, au Rwanda.
« Le TENASOSP ne constitue pas une simple formalité administrative inscrite au calendrier scolaire. Il représente une étape décisive dans le parcours éducatif de nos enfants », a déclaré Bahati Amani Shadrack.
Le vice-gouverneur a également salué la coopération de la République du Rwanda, qu’il a qualifiée de hautement appréciable », malgré les contraintes liées au contexte sanitaire marqué notamment par la menace d’Ebola.
Il a souligné que les autorités rwandaises ont facilité le passage des délégations d’inspection du Nord-Kivu et assuré la sécurisation des centres de passation du Groupe Scolaire Congolais de Kigali ainsi que de Gisenyi.
L’autorité provinciale a, par ailleurs, exprimé sa gratitude envers l’UNICEF pour son soutien multiforme et constant au secteur éducatif, ainsi qu’envers les enseignants pour leur engagement et leurs sacrifices au service de l’éducation.
Selon lui, cette épreuve constitue bien plus qu’une simple évaluation scolaire. Elle est un véritable miroir des aptitudes, des connaissances et des compétences acquises par les élèves au cours de leur formation, dont les résultats contribueront à déterminer leur future orientation scolaire et professionnelle.
De son côté, le directeur provincial de l’Éducation Nord-Kivu 1, Mashagiro Nkuba Ngagi, a rappelé que le TENASOSP vise à évaluer les acquis des élèves à la fin du cycle de l’enseignement de base, à identifier leurs aptitudes et compétences, à garantir une orientation scolaire et professionnelle objective et équitable, ainsi qu’à favoriser une meilleure adéquation entre le profil de chaque élève et les filières du secondaire.« Cette évaluation porte essentiellement sur les sciences, la technologie, les techniques de l’information et de la communication, les langues, ainsi que sur l’univers et l’environnement. Le test psychotechnique comprend notamment un test d’intelligence, un test d’aptitude, un test de personnalité et un test d’intérêt », a expliqué Lwambo Faranga Idriss, Inspecteur principal provincial adjoint chargé de l’équivalence et des titres scolaires, assurant l’intérim de l’Inspecteur principal provincial actuellement en mission.
Il a précisé que les épreuves se dérouleront sur deux jours avant l’ouverture officielle de la malle contenant les copies d’examen.
Poursuivant son intervention, il a indiqué qu’à l’issue de la passation des tests, les spécialistes en orientation scolaire et professionnelle confronteront les résultats obtenus par les élèves aux choix d’options qu’ils avaient exprimés lors d’un sondage organisé auparavant avec la participation de leurs parents.« Les élèves ont été consultés, tout comme leurs parents, sur les options qu’ils souhaitent poursuivre dans l’enseignement secondaire. Après l’administration des différents tests, les spécialistes analyseront les résultats et les compareront aux choix exprimés afin de proposer une orientation adaptée à leurs capacités et à leurs aspirations », a-t-il expliqué.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs autorités administratives et éducatives, notamment le maire adjoint de Goma, Juvénal Nshimiyimana, deux bourgmestres, des inspecteurs de l’enseignement ainsi que les coordinateurs des écoles conventionnées protestantes et catholiques.
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