
Gentiny Ngobila Mbaka, gouverneur de la ville de Kinshasa, a annoncé qu’il ne sera plus question d’organiser des deuils dans des salles comme avant dans la capitale congolaise.
L’ annonce a été faite le samedi 18 juillet dernier à l’occasion du lancement des travaux de construction du funérarium moderne de la morgue centrale de Kinshasa. Le patron de la ville de Kinshasa a prévenu qu’après la morgue, la dépouille mortelle pendra sans attendre la direction du cimetière pour l’enterrement.
« Dorénavant à Kinshasa, affirme-t-il, même après que nous aurons vaincu le coronavirus, nous allons continuer avec le même procédé. C’est-à-dire, une fois que nous avons fait la levée du corps à la morgue, nous l’amenons au funérarium. Et après le funérarium, pour ceux qui sont chrétiens, ils peuvent amener le corps au niveau de l’église et après l’église on acheminera le corps vers le cimetière pour inhumation. Dorénavant à Kinshasa, il n’est plus question d’amener le corps dans des lieux, dans des salles où on a pris cette mauvaise habitude d’aller faire le deuil », a conclu le premier citoyen de la ville.
Ces mesures funéraires de mise depuis le début de l’état d’urgence rencontrent l’assentiment de plusieurs congolais.
En effet, le 19 mai dernier, la plateforme des confessions religieuses avait plaidé auprès du premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour le maintien de la mesure portant interdiction d’organisation des funérailles même après la fin du coronavirus.
A l’occasion, l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la plateforme avait déclaré: « D’aucuns souhaiteraient que cette mesure continue même après la pandémie. Le premier ministre l’a accueillie avec joie comme proposition et c’est fort possible qu’on aille dans ce sens là ».
Jean Aime Kikandi


