
Depuis un bon bout de temps, le nombre des fidèles présents à la célébration eucharistique Latino-française qui a lieu chaque dimanches à 11h et quart ne cesse de restreindre. Quelques paroissiens de saint Eloi se posent donc la question de savoir l’origine de cette diminution du nombre des fidèles qui prennent part à la messe Latino-française communément appelée « messe de 11h ».
Certains estiment que c’est la langue dans laquelle la célébration eucharistique est dite qui provoque cette baisse du nombre des fidèles présents à la dite messe. D’autres par contre sont d’avis que c’est un manque de participation active de l’assemblée à la célébration qui aboutit à cette réduction du nombre des fidèles.
Deborah Safi, encadreur au sein des sous-commissions des jeunes Bilenge ya Mwinda et Bana Kembi, a donné son opinion à ce sujet. « Je ne préfère pas aller à la messe de 11h. Elle endort l’assemblée des fidèles. Une grande partie de cette messe est dite en latin. Il en est de même pour les chants entonnés par la chorale qui sont majoritairement en Latin, une langue que nous ne maitrisons vraiment pas » a-t-elle déclaré. Selon d’autres sources cette messe serait donc qualifiée de somnifère par les paroissiens de Saint Eloi.
Pour Ange Diwampovesa, servante de messe (acolyte), la langue latine ne constitue pas un obstacle qui empêcherait un fidèle de prendre part à la messe de 11h. « A force de servir pendant cette messe, j’ai appris à chanter le credo, à réciter le Pater Noster ou encore à répondre quand le prêtre célébrant lance un Dominus Vobis cum »
Par ailleurs elle reste convaincue que c’est plutôt un manque de volonté des fidèles d’apprendre les chants et les réponses au célébrant qui rend cette messe de plus en plus endormant. « Si toute l’assemblée apprenait ne serait-ce qu’a répondre au célébrant ou à chanter le credo et le pater noster, je pense que la messe serait beaucoup plus vivante et moins ennuyeuse comme le prétendent souvent les fidèles d’autres messes » a-t-elle ajouté.
Notons que , la participation de toute l’assemblée qui rendra cette messe plus énergique. Tous les fidèles sont appelés à répondre au célébrant, à chanter avec la Chorale, à acclamer, à se lever, etc. afin de participer activement plutôt que d’assister en tant que simple spectateurs.
Pour ce faire, la commission liturgique en collaboration avec le conseil paroissiale est tenue de mettre en place des stratégies dans le but de promouvoir la participation active des fidèles à la célébration eucharistique Latino-française.
Des recueils des chants et réponses au célébrant peuvent par exemple être distribués à tous les fidèles. La chorale quant à elle devra ensuite prendre cinq petites minutes avant le début de la messe pour apprendre à l’assemblée les différents refrains des chants et réponses au célébrant.
Au bout de compte, tous sommes appelés à participer activement à la célébration eucharistique. Célébrant, ministres, acteurs liturgiques, fidèles sommes tous concernés car là l’Eucharistie est la véritable prière de toute l’Eglise.
Assister sans participer c’est être spectateur. En participant de façon active à la célébration eucharistique, nous devenons des participants au sacrifice Eucharistique c’est-à-dire nous participons au mystère pascal du Christ pour devenir membre de son corps. Notre participation active à l’Eucharistie nous fait vivre ce chemin pascal où, nous dépouillant du vieil homme et convertissant nos cœurs, nous revêtons le Christ dont nous devenons le Corps, un Corps de louange et d’action de grâce au Père « pour sa gloire et le salut du monde ».
KEVIN DIASONAMA.


