
La situation des journalistes dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) continue de susciter de vives inquiétudes. À Minova, dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), l’arrestation d’un responsable de radio par des éléments armés ravive les inquiétudes concernant la liberté de la presse.
Selon des sources locales, Espoir Mbata, directeur d’une radio communautaire, a été interpellé ce dimanche 29 mars 2026 par des combattants affiliés au mouvement AFC/M23, actif dans cette région marquée par une instabilité persistante.
D’après plusieurs témoignages, cette arrestation serait liée à des propos diffusés à l’antenne, dans lesquels le journaliste évoquait un possible retrait des forces rebelles de Minova, une information jugée sensible dans le contexte sécuritaire actuel.
Sur le terrain, les professionnels des médias dénoncent une dégradation progressive de leurs conditions de travail. Pressions, intimidations et menaces directes rendent l’exercice du métier de plus en plus dangereux. Certains journalistes affirment devoir s’autocensurer pour éviter des représailles.
L’interpellation d’Espoir Mbata a provoqué un climat de panique au sein de la presse locale. Plusieurs journalistes ont quitté la zone, craignant d’être à leur tour inquiétés.
« Nous travaillons dans la peur permanente. Dire la vérité peut coûter la liberté, voire la vie », confie un journaliste sous anonymat.
Dans un contexte marqué par des rumeurs persistantes sur le repositionnement des groupes armés, cette affaire souligne la fragilité de la liberté de la presse dans les zones de conflit. Les observateurs appellent à des garanties pour protéger les journalistes, essentielles pour assurer un accès à une information fiable et indépendante.
Alors que la tension reste vive à Minova et dans ses environs, la communauté médiatique espère une mobilisation accrue en faveur de la sécurité des acteurs de l’information, dont le rôle demeure crucial même en période de crise.
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