L’Alliance Fleuve Congo et le mouvement du 23 mars (AFC/M23) a dénoncé, ce vendredi 3 avril 2026, la poursuite des massacres de civils dans l’Est de la République démocratique du Congo, pointant du doigt l’incapacité des autorités congolais à assurer de la protection des populations. Dans une déclaration rendue publique sur son compte X et relayée par le média Kivu Morning, le mouvement rebelle évoque une situation sécuritaire « intenable ».
Par la voix de son porte-parole, Lawrence Kanyuka, l’AFC/M23 affirme que « cette poursuite incessante des massacres de nos compatriotes par les ADF/NALU et la CODECO » ne peut plus être tolérée.
Il dénonce également « l’incapacité flagrante du gouvernement congolais à y mettre un terme », estimant que des vies humaines continuent d’être perdues « dans l’indifférence coupable d’un régime défaillant ».
Le mouvement politico-militaire élargit ses critiques au-delà de l’Est du pays, en évoquant une dégradation sécuritaire généralisée, y compris dans la capitale. Selon lui, le gouvernement serait confrontée à une montée des violences urbaines, caractérisées par des enlèvements et des assassinats à l’arme blanche en plein jour, illustrant « l’impuissance » des autorités à rétablir l’ordre public.
Ces accusations interviennent dans un contexte de recrudescence des attaques armées dans plusieurs provinces de l’Est, précisément en Ituri et au Nord-Kivu, où les groupes armés continuent de faire de nombreuses exactions contre les populations civiles.
Il faut noter que jusqu’à présent, le gouvernement congolais n’a pas encore officiellement réagi à cette nouvelle sortie médiatique de l’AFC/M23.
Rédaction
Est de la RDC : l’AFC/M23 dénonce l’inaction du gouvernement face aux massacres de civils






