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RDC – 17 mai : Filia Tshipasa honore Laurent-Désiré Kabila et exhorte les Congolais à recourir à l’article 64

À l’occasion du 17 mai, journée commémorative de la Révolution et des Forces armées de la République démocratique du Congo, Filia Tshipasa Kahindo, présidente du parti Convention Fédéraliste pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC) et membre du présidium de la plateforme Sauvons la RDC, a livré un message à forte portée politique sur son compte X ( Twitter) ce dimanche 17 mai 2026.

Dans une déclaration empreinte de mémoire historique, elle rend hommage à Laurent-Désiré Kabila, figure emblématique de la libération du pays en 1997, rappelant l’idéal fondateur de la révolution : restaurer la dignité du peuple congolais et reconstruire un État souverain.

« Ne jamais trahir le Congo », a-t-elle insisté, comme une ligne directrice que les générations actuelles devraient préserver.

Mais au-delà de l’hommage, le message de Filia Tshipasa se veut un appel à la vigilance et à la mobilisation citoyenne.

Face à ce qu’elle qualifie de dérives graves dans la gouvernance actuelle marquées notamment par l’injustice, la corruption, les persécutions, la pauvreté persistante, les tueries dans l’Est du pays et une gestion jugée défaillante de la guerre la responsable politique appelle les Congolais à se réapproprier leur Constitution.

Au cœur de son intervention : l’article 64 de la Constitution congolaise

Elle tient à clarifier son sens, souvent sujet à polémique. Selon elle, il ne s’agit ni d’un appel à l’insurrection ni d’un instrument de déstabilisation, mais bien d’un droit constitutionnel légitime.

Cet article, rappelle-t-elle, donne au peuple le pouvoir de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir contraire à la Constitution, notamment en cas de dérive dictatoriale ou de menace contre l’intégrité territoriale.

Dans un contexte où le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle alimente les tensions politiques, Filia Tshipasa critique les priorités du régime en place à Kinshasa.

Elle déplore que l’accent soit mis sur des réformes institutionnelles controversées plutôt que sur les urgences nationales, en particulier la guerre à l’Est et les conditions de vie précaires de la population.

« Nous avons choisi le dialogue de Sun City et conçu notre Constitution afin que personne ne nous arrache la paix, nos ressources, notre unité », rappelle-t-elle, soulignant l’importance de préserver les acquis issus du processus de paix.

Son message se conclut par un appel à l’unité et à la responsabilité collective : défendre la souveraineté du Congo, protéger ses ressources et garantir la paix.

Pour elle, l’article 64 doit être compris comme une boussole démocratique, un garde-fou face aux abus, et un levier citoyen pour préserver la République.

Dans un pays confronté à de multiples crises, cette prise de position relance le débat sur le rôle du peuple dans la défense de l’ordre constitutionnel et met en lumière les fractures politiques actuelles.

Rédaction

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