L’évaluation de l’état de siège en vigueur dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri a été au centre d’une séance plénière organisée à huis clos, mardi, à l’Assemblée nationale.
Cette réunion a permis aux députés nationaux d’examiner en profondeur l’évolution de la situation sécuritaire dans ces deux provinces de l’est de la République démocratique du Congo, confrontées depuis plusieurs années à l’activisme de groupes armés.
Selon une source parlementaire, les échanges ont porté sur les résultats obtenus depuis l’instauration de cette mesure exceptionnelle, ainsi que sur les défis qui persistent en matière de restauration de l’autorité de l’État, de protection des populations civiles et de neutralisation des groupes armés opérant dans la région.Plusieurs membres du Gouvernement ont pris part à cette séance.
Il s’agit notamment du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani, du vice-Premier ministre de la Défense nationale et Anciens combattants, Guy Kabombo, du ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, de la ministre d’État chargée des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale, Ève Bazaïba, ainsi que du ministre d’État chargé des Relations avec le Parlement, Guy Loando.
La présence de ces responsables gouvernementaux a permis d’apporter aux élus nationaux des éclaircissements sur les mesures opérationnelles, sécuritaires, judiciaires et humanitaires mises en œuvre dans le cadre de l’état de siège.
Les discussions ont également porté sur les stratégies envisagées pour renforcer l’efficacité de cette mesure et améliorer les conditions de sécurité des populations affectées par les conflits armés.Instauré depuis mai 2021, l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri continue de faire l’objet d’évaluations régulières par les institutions du pays.
Alors que les autorités mettent en avant certains progrès enregistrés sur le terrain, plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile continuent de s’interroger sur son efficacité face à la persistance de l’insécurité dans ces deux provinces.
Cette séance à huis clos devrait permettre à la représentation nationale de disposer d’éléments actualisés en vue des prochaines décisions relatives à la poursuite ou à l’adaptation de cette mesure exceptionnelle.
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