Le Cadre de concertation des forces politiques et sociales (C64) a salué, mercredi 3 juin, ce qu’il qualifie de réussite de la journée « ville morte » organisée à travers plusieurs villes de la République démocratique du Congo pour protester contre un éventuel projet de révision ou de changement de la Constitution.
Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, cette plateforme regroupant plusieurs forces politiques et sociales estime que cette mobilisation constitue une « victoire politique significative » dans son combat contre ce qu’elle présente comme une tentative de modification de la Loi fondamentale.
Selon le C64, l’opération visait à traduire la mobilisation citoyenne et à adresser un message aux autorités en place. La plateforme considère que l’adhésion observée dans plusieurs localités du pays témoigne de l’engagement d’une partie de la population en faveur du respect de la Constitution et de l’alternance démocratique.
« La réussite de la journée ville morte constitue un revers pour ceux qui soutiennent le projet de changement de la Constitution », indique notamment le document signé par Michel Mwika Banza, coordonnateur du Cadre de concertation des forces politiques et sociales.
La coalition affirme également que cette mobilisation traduit l’attachement des citoyens aux principes républicains, à l’État de droit et au respect de l’ordre constitutionnel.
Elle réitère son souhait de voir s’opérer une transition démocratique dans le strict respect des dispositions constitutionnelles en vigueur.Le C64 a par ailleurs félicité les organisateurs de cette action ainsi que les citoyens ayant répondu à l’appel lancé par l’opposition.
Pour cette plateforme, la journée du 3 juin constitue une démonstration de la capacité de mobilisation des forces politiques et sociales opposées à toute réforme constitutionnelle qu’elles jugent inopportune.
Cette déclaration intervient alors que les autorités gouvernementales ont, de leur côté, affirmé que les activités se sont poursuivies normalement dans plusieurs villes du pays, notamment à Kinshasa, où les services publics, les transports et une partie des activités commerciales ont continué à fonctionner malgré l’appel à la ville morte.
La journée du 3 juin aura ainsi donné lieu à des lectures divergentes entre le pouvoir et l’opposition, chacun revendiquant une interprétation favorable de la mobilisation observée sur le terrain.
Rédaction






