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Goma : fin des marchés pirates, le stade le Volcan accueille les commerçants

Le stade le volcan , situé dans la ville de Goma (Nord-Kivu), sert désormais de marché provisoire depuis ce lundi 27 juillet 2026.

Un engouement notable a été observé dès les premières heures, avec de nombreux vendeurs et vendeuses transfrontaliers venus y écouler leurs produits frais, autrefois vendus dans les marchés pirates désormais interdits.

Pour cette première journée d’installation, l’ambiance était marquée par une course aux emplacements. Plusieurs commerçants se sont précipités pour occuper des espaces et y installer leurs étalages, même si des places restent encore disponibles au centre du terrain.

Interrogées sur place, certaines vendeuses ont exprimé leur satisfaction. Elles ont salué les autorités de l’AFC/M23 pour la mise à disposition de cet espace, estimant qu’il s’agit d’une réponse à leurs difficultés de travailler dans des conditions précaires le long des routes.

« Nous remercions vivement les autorités de l’AFC/M23 qui ont compris les risques auxquels nous étions exposées en vendant au bord de la route. Cet espace, même provisoire, répond à une demande que nous avons longtemps formulée », a déclaré Mme Adija Maheshe Nsimire, commerçante spécialisée dans la vente de poules et d’œufs.

Elle a également rappelé les principales résolutions issues de la réunion tenue le 5 juin 2026 à l’hôtel de ville, portant sur l’éradication des marchés pirates. Parmi celles-ci figurent le transfert des vendeuses du marché dit « Ruzizi » vers Kahembe, la suppression des étalages installés devant les magasins, ainsi que le regroupement des vendeurs ambulants au stade.

Mme Nsimire a invité ses consœurs de Goma et de Rubavu à occuper les espaces disponibles au stade, rappelant que les autorités ont fixé un ultimatum pour mettre fin aux ventes anarchiques en ville. Elle a insisté sur la nécessité de préserver la propreté urbaine.

Toutefois, certaines difficultés persistent, notamment le manque d’infrastructures adaptées. Les vendeuses de volailles, en particulier, déplorent l’absence de hangars pour protéger leurs marchandises des intempéries. Elles envisagent néanmoins de s’organiser pour en construire.

« Mieux vaut vendre ici que sur la chaussée, où nous étions exposées à de nombreux dangers. Nos clients sauront désormais où nous trouver », a témoigné une commerçante du quartier Mikeno.

D’autres vendeuses appellent les autorités à faire respecter les nouvelles mesures en ramenant tous les vendeurs ambulants au stade, tout en plaidant pour l’installation de dépôts supplémentaires.

Les autorités préviennent que des sanctions seront prises contre toute personne qui continuerait à vendre dans la rue, en violation des dispositions en vigueur.

Rédaction

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