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Lubero : forte mobilisation contre l’insécurité à Beni, en Ituri et à Minembwe, et contre le changement de la Constitution

La plateforme réunissant la société civile plurielle et la société civile force vive a organisé, ce mardi 28 juillet, une marche pacifique dans le territoire de Lubero.

Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à cette mobilisation, exprimant leur ras-le-bol face à la situation sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les manifestants se sont rassemblés au rond-point Rasta, brandissant des calicots sur lesquels on pouvait lire des messages de protestation contre le projet de changement de la Constitution initié par le régime de Kinshasa.

Ils ont également dénoncé les massacres perpétrés contre les civils à Beni et en Ituri par les rebelles ADF-Nalu, ainsi que les violences enregistrées dans les hauts plateaux de Minembwe. Les sanctions jugées « sélectives » imposées par les Nations unies à certains dirigeants de l’AFC-M23 ont également été critiquées.

Après leur rassemblement, les manifestants ont marché en direction de la base de la MONUSCO, point de chute de leur mobilisation, où un mémorandum a été remis à la délégation onusienne.

Parmi les manifestants, Pascal Kambere a déploré la persistance des tueries dans la région, dénonçant le silence de la communauté internationale. « Cela fait près de 14 ans que les ADF massacrent les populations civiles à Beni, et aujourd’hui ils ont étendu leurs attaques en Ituri. Pendant ce temps, le régime de Kinshasa se mobilise pour changer la Constitution au lieu de se concentrer sur le retour de la paix », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter : « Nous demandons l’implication réelle de la communauté internationale. Nous vivons actuellement dans une zone sous contrôle de l’AFC-M23 où la situation est relativement calme, mais nous redoutons des préparatifs d’attaques dans cette zone. »

Dans le mémorandum lu publiquement, la société civile a recommandé de privilégier le dialogue politique afin de parvenir à une solution durable à la crise dans l’est du pays.

Elle a également appelé à la cessation de toute action susceptible de raviver les hostilités, notamment dans les zones sous contrôle de l’AFC-M23, qui connaissent une accalmie relative selon les organisateurs.

La mobilisation s’est déroulée dans le calme et les activités ont été suspendues avant midi, en raison de l’ampleur de la participation. Le marché local a également été fermé après le dépôt du mémorandum, sans incidents signalés.

Rédaction

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