
L’arrestation de l’honorable Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du PPRD et ancien président de l’Assemblée nationale, continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique congolaise.
Dans une déclaration rendue publique sur son compteX ( Twitter) hier dimanche 18 janvier, Filia Tshipasa a fermement condamné ce qu’il qualifie d’« acte de répression politique assumé » de la part du pouvoir en place.
Aubin Minaku a été interpellé dans la nuit de samedi 17 janvier dernier, aux environs d’1 heure du matin, à son domicile par les services de sécurité. Une opération nocturne que Filia Tshipasa considère comme une méthode intimidante, symptomatique d’un système tyrannique installé à Kinshasa.
Pour Filia Tshipasa, cette arrestation confirme l’absence totale de volonté de dialogue de la part du régime du président Félix Tshisekedi, qu’il désigne sous le nom de régime Tshilombo. Il estime que les autorités multiplient des manœuvres dilatoires visant à tromper aussi bien l’opinion nationale qu’internationale, tout en restreignant l’espace politique.
« L’arrestation nocturne de l’honorable Aubin Minaku est une nième menace contre les libertés politiques et démocratiques », affirme-t-il, dénonçant une stratégie de musellement de l’opposition, en particulier celle liée au PPRD, parti de l’ancien président Joseph Kabila.
Face à cette situation, Filia Tshipasa exige la libération immédiate et sans condition d’Aubin Minaku, ainsi que celle de tous les opposants politiques arbitrairement arrêtés. Il appelle également à une prise de conscience nationale et à une vigilance accrue de la communauté internationale sur l’évolution de la situation politique et des droits humains en République démocratique du Congo.
Cette arrestation intervient dans un contexte politique déjà tendu, marqué par des accusations récurrentes de restriction des libertés publiques, alors que plusieurs acteurs appellent à un dialogue politique inclusif pour préserver la stabilité du pays.
Jean Aimé Kikandi



