
Trois civils ont été tués dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier 2026 lors d’une double attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les localités d’Ahombo et de Mangwalo, situées dans la chefferie de Walese Vonkutu, territoire d’Irumu (Ituri).
Selon des activistes locaux de défense des droits humains, plusieurs personnes sont portées disparues à la suite de ces incursions. Ils appellent à un renforcement des opérations conjointes FARDC–UPDF dans les zones où les ADF tenteraient de se réorganiser.
D’après ces sources, les faits seraient consécutifs à une offensive menée vendredi 23 janvier par les forces coalisées FARDC-UPDF contre des positions ADF dans la région de Kazaroho, toujours à Walese Vonkutu. Mis en déroute, les rebelles en fuite auraient ensuite attaqué les villages d’Ahombo et de Mangwalo, faisant deux morts par balle à Ahombo et un troisième à Mangwalo.
Des sources coutumières locales indiquent que, jusqu’au dimanche 25 janvier au matin, plusieurs personnes portées disparues n’avaient toujours pas été retrouvées.
Pour sa part, Christophe Munyaderu, responsable de l’ONG Convention pour le respect des droits humains (CRDH), plaide pour une intervention rapide et soutenue des forces coalisées afin de sécuriser les populations civiles, majoritairement des retournés, et de retrouver les personnes manquantes.
En début d’après-midi de ce dimanche, aucune réaction officielle des autorités territoriales n’avait encore été enregistrée. Toutefois, des sources locales rapportent avoir entendu des tirs d’armes lourdes et légères samedi après-midi dans la forêt de Kisalaba, notamment à Ahombo et près du village d’Apakolu.
Pour rappel, ces violences s’inscrivent dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant en Ituri et au Nord-Kivu, marqué récemment par des exécutions de civils près de Bunia, de lourds combats à Mambasa, ainsi que le démantèlement d’un bastion ADF par les forces conjointes FARDC-UPDF.
Augustin Ndjabu, depuis Bunia



