L’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) a rejeté, vendredi 5 juin, les accusations formulées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) concernant de présumées exécutions de civils dans la localité de Kiseguru, située dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu.
Dans une publication signé par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, et publié sur le réseau social X, le mouvement qualifie ces allégations de « mensongères », « infondées » et « politiquement motivées ».
Selon l’AFC-M23, les accusations portées par l’armée congolaise s’inscrivent dans une campagne de désinformation visant à détourner l’attention de l’opinion publique nationale et internationale des violations qui seraient commises par les forces gouvernementales et leurs alliés sur le terrain.
Le mouvement estime qu’il est paradoxal de voir les autorités de Kinshasa se présenter comme protectrices des populations civiles alors qu’elles sont régulièrement accusées d’avoir mené des opérations militaires ayant exposé les habitants à des bombardements, à l’utilisation de drones de combat et à des attaques ayant provoqué des pertes en vies humaines ainsi que des déplacements de populations.
L’AFC-M23 considère cette nouvelle mise en cause comme une tentative de masquer ce qu’il qualifie d’échec des politiques sécuritaires du gouvernement congolais et de détourner les responsabilités dans la dégradation de la situation sécuritaire dans l’est du pays.
Par ailleurs, le mouvement réaffirme son engagement en faveur de la protection des civils, du respect du droit international humanitaire et de la recherche d’une solution durable aux causes profondes de la crise qui secoue l’est de la République démocratique du Congo.
Cette réaction intervient après un communiqué des FARDC publié le 3 juin dernier, dans lequel l’armée congolaise accusait l’AFC-M23 d’être impliqué dans des exécutions de civils dans la localité de Kiseguru, une accusation que le mouvement rejette catégoriquement.
Il convient de préciser que ces déclarations reflètent les positions respectives des parties au conflit et que les circonstances exactes des faits allégués n’ont pas encore fait l’objet d’une vérification indépendante.
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