
Un nouveau drame endeuille l’Est de la République démocratique du Congo. Plus de quarante civils ont été tués lors d’une attaque attribuée aux rebelles des ADF dans la région de Lubero–Butembo–Beni, au Nord-Kivu. Face à cette tragédie, la réaction de Filia Tshipasa ne s’est pas fait attendre.
Dans un message empreint d’indignation et de douleur, Filia Tshipasa a exprimé ses sincères condoléances aux familles des victimes ce lundi 02 févriersue son compte X ( ancien Twitter ) , tout en dénonçant ce qu’elle qualifie d’abandon répété des populations de l’Est. Pour la présidentedu parti politique COFEDEC, ce nouveau massacre illustre une fois de plus l’incapacité de l’État à assurer sa mission première : la protection des citoyens.
« Encore des morts. Encore des Congolais abandonnés », écrit-elle, pointant du doigt l’inaction des autorités face à la persistance de l’insécurité dans les territoires de Lubero, Beni et Butembo.
Filia Tshipasa, membre du mouvement Sauvons le Congo, critique également la gestion politique de la crise sécuritaire, estimant que pendant que le pouvoir central se concentre sur des querelles politiques à Kinshasa, les groupes armés, notamment les ADF, continuent d’imposer leur loi à l’Est du pays, dans un climat de peur et d’impunité.
Dans sa déclaration, elle va plus loin en posant un constat sévère :
« Un président qui ne protège pas son peuple échoue. Un État qui laisse mourir les siens se délégitime. »
Un message fort, qui traduit le ras-le-bol d’une partie de la classe politique et de la société civile face à la répétition des massacres et à l’absence de solutions durables. Filia Tshipasa appelle implicitement à une réaction urgente, efficace et responsable des autorités congolaises afin de mettre fin au cycle de violences qui frappe l’Est du pays depuis des années.
Alors que le bilan humain ne cesse de s’alourdir, sa prise de position relance le débat sur la gouvernance sécuritaire et la responsabilité de l’État congolais dans la protection de ses populations.
Pour de nombreux Congolais, ce nouveau drame ravive une douleur profonde et renforce un sentiment largement partagé : la RDC mérite mieux.
Jean Aimé Kikandi



