
Le gouvernement provincial du Sud-Kivu a annoncé la découverte de deux fosses communes dans les quartiers Kavinvira et Kilomoni, situés dans la ville d’Uvira, selon un communiqué officiel publié le 27 février 2026.
D’après les autorités provinciales, ces fosses contiendraient les corps de 151 civils, dont 121 enterrés au cimetière de Kavinvira et 30 autres dans un enclos du quartier Kilomoni. Cette découverte fait suite à une alerte des autorités locales, qui a conduit le gouverneur de province, Jean-Jacques Purusi, à ordonner la sécurisation des sites et l’ouverture d’enquêtes pour identifier les victimes et établir les circonstances exactes des faits.
Des exécutions liées au retrait des rebelles, selon les autorités
Selon les constats préliminaires des autorités provinciales, ces inhumations seraient intervenues à la veille du retrait, le 18 janvier 2026, des éléments de l’AFC/M23, que le gouvernement provincial affirme être soutenus par les Rwanda Defence Force (RDF).
Le communiqué évoque des exécutions massives de civils dans un contexte de violences répétées contre les populations de l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités provinciales estiment que ces actes pourraient constituer de graves violations du droit international humanitaire.
Qualification possible de crimes internationaux
Le gouvernement provincial considère que ces faits pourraient relever de la qualification de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, tels que définis par le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, notamment en raison du caractère massif et systématique des exécutions présumées.
Les autorités affirment que la responsabilité des auteurs directs, ainsi que celle de leurs supérieurs hiérarchiques et de toute personne ayant facilité ces actes, devrait être établie dans le cadre d’enquêtes judiciaires.
Appel à des enquêtes internationales et à des sanctions
Face à la gravité des faits, le gouvernement provincial du Sud-Kivu a :
• condamné fermement ces exécutions ;
• demandé l’ouverture d’enquêtes internationales indépendantes ;
• exigé l’identification et la poursuite des responsables ;
• appelé à des sanctions ciblées contre les auteurs et leurs soutiens.
Les autorités provinciales ont également exprimé leur compassion aux familles des victimes et réaffirmé leur engagement à œuvrer pour que justice soit rendue.
À ce stade, aucune confirmation indépendante ni réaction officielle des parties mises en cause n’a été rendue publique. Les investigations devraient permettre d’établir les responsabilités et de faire la lumière sur ces événements survenus dans cette partie de l’est du pays.
Ruth Habi



