
Ce jeudi 3 octobre dans la matinée , un naufrage dévastateur a frappé le lac Kivu, au port de Kituku , causant la mort d’au moins 163 personnes .
Le bilan officiel, communiqué par les autorités locales, fait état de 87 corps repêchés, 78 personnes portées disparues et seulement 9 rescapés.
Les opérations de recherche se poursuivent, mais l’espoir de retrouver d’autres survivants s’amenuise au fil des heures. Dans les hôpitaux de Goma, plusieurs rescapés sont en cours de traitement, victimes de cette tragédie qui a ébranlé toute la région.
Ce drame met en lumière une fois de plus les conditions périlleuses de transport sur le lac Kivu.
La route terrestre reliant Goma à d’autres contrés comme Minova est impraticable depuis plusieurs mois en raison de l’insécurité persistante dans l’est de la République Démocratique du Congo.
La guerre qui sévit dans le Nord-Kivu a coupé des voies stratégiques, contraignant les commerçants et les populations locales à se tourner massivement vers les voies lacustres comme seul moyen de transport.
Malheureusement, ce mode de déplacement est lui-même loin d’être sans danger. Les voyages sur le lac Kivu sont souvent effectués dans des conditions précaires et peu sécurisées. Les bateaux, fréquemment surchargés de passagers et de marchandises, ne respectent pas toujours les normes de sécurité maritime.
En plus du mauvais entretien des embarcations, les dispositifs de sécurité comme les gilets de sauvetage sont souvent inexistants ou en nombre insuffisant, mettant en péril la vie de ceux qui empruntent ces trajets.
Ce naufrage est un rappel tragique des risques auxquels sont confrontés les habitants de cette région. Tandis que la route terrestre reste coupée par la guerre, les autorités doivent urgemment mettre en place des mesures de sécurité plus strictes pour les transports lacustres. Sans une réponse immédiate, ces tragédies risquent malheureusement de se répéter.
Le gouvernement est appelé à non seulement améliorer les infrastructures routières, mais également à renforcer les contrôles sur les bateaux naviguant sur le lac Kivu afin d’éviter d’autres catastrophes de cette ampleur.
Jean Aimé Kikandi



