Accueil / Politique / RDC | Bukama : Filia Tshipasa condamne les tueries de civils et accuse le régime Tshisekedi

RDC | Bukama : Filia Tshipasa condamne les tueries de civils et accuse le régime Tshisekedi

La présidente de la Convention des  fédéralistes pour la Démocratiechrétienne (COFEDEC) et membre du mouvement Sauvons le Congo, Filia Tshipasa, a vivement condamné ce lundi 12 janvier 2026 ,  les tueries de civils survenues à Bukama, dans la province du Haut-Lomami, qualifiant ces actes de crime grave et inacceptable.


Dans une déclaration rendue publique sur son compte X ( Twitter) , Filia Tshipasa estime que le régime de Félix Tshisekedi porte l’entière responsabilité des violences commises contre des populations civiles sans défense.


« Le silence face à ces crimes équivaut à une complicité. Justice doit être rendue pour Bukama », a-t-elle martelé.


Un contexte marqué par des exactions contre des civils


Selon plusieurs témoignages concordants, depuis le dimanche 11 janvier 2026, le territoire de Bukama fait face à une arrivée massive de militaires des FARDC, accompagnés de responsables locaux des services de sécurité, notamment l’ANR, la DGM et la DMIAP.


Ces forces auraient procédé à des opérations ciblant des habitations qualifiées de “suspectes”, au cours desquelles de graves exactions ont été commises, incluant des assassinats ciblés.


Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts et de plusieurs blessés, plongeant la population dans un climat de peur et de terreur généralisée.


Face à ces violences, des sources locales indiquent que la population de Bukama refuse de se soumettre, affirmant sa détermination à se défendre et à ne pas rester passive. Des affrontements entre civils et FARDC étaient encore signalés au moment de la rédaction de cet article.


La version des FARDC contestée


Dans un communiqué publié le 11 janvier 2026, l’état-major général des FARDC affirme qu’une de ses unités déployées à Bukama aurait été attaquée par un groupe armé Maï-Maï, faisant état de quatre assaillants neutralisés, trois blessés et un militaire FARDC blessé.


L’armée soutient que la situation aurait été rapidement maîtrisée et rassure la population quant au rétablissement de l’ordre.


Une version que Filia Tshipasa et plusieurs acteurs de la société civile rejettent, estimant qu’elle ne reflète pas la réalité vécue par les populations, qui dénoncent des exécutions de civils non armés et des violations flagrantes des droits humains.


Pour Filia Tshipasa, ces événements illustrent une dérive sécuritaire et institutionnelle grave, appelant à :

l’ouverture d’enquêtes indépendantes,
la protection immédiate des civils,
et la poursuite judiciaire des auteurs et des commanditaires de ces crimes.


« Les Congolais ne peuvent plus être tués au nom de la sécurité. Bukama mérite vérité, justice et réparation », conclut-elle.

Jean Aimé Kikandi

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *