
Les constructions anarchiques érigées sur les lits des rivières et dans les bas-fonds à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri (Nord-est de la RDC), figurent parmi les principaux facteurs de dégradation des écosystèmes aquatiques. C’est ce qu’a indiqué, ce lundi, une organisation environnementale locale à 7une.cd.
« Les constructions anarchiques sur les lits des rivières et dans les bas-fonds sont parmi les causes majeures de la dégradation des écosystèmes aquatiques », a déclaré Steve Katho Grodya, coordonnateur du Réseau des organisations de défense et de protection de l’environnement de la province de l’Ituri.
Outre la dégradation accélérée des milieux aquatiques, cette pratique, contraire aux normes urbanistiques, favorise des inondations récurrentes ainsi que des éboulements, a-t-il expliqué.
Selon lui, les lits des rivières et les bas-fonds sont des zones naturelles situées au fond des vallées, destinées à l’écoulement et à l’infiltration des eaux de pluie. Y construire perturbe profondément le fonctionnement normal des écosystèmes.
« Le ruissellement de l’eau devient alors rapide au lieu d’être progressif, provoquant des inondations soudaines et d’importantes pertes de sols », a-t-il insisté.
Steve Katho Grodya a précisé qu’une fois les habitations installées dans ces zones, l’eau ne dispose plus d’espace suffisant pour s’infiltrer naturellement. Il en résulte un ruissellement violent, entraînant la destruction des sols, des infrastructures et des habitations.
Le coordonnateur du Réseau a également relevé d’autres effets néfastes liés à ces constructions anarchiques, notamment la destruction de la couverture végétale, la disparition progressive de certaines espèces et une altération significative de la qualité de l’eau des rivières.
Face à cette situation, il appelle les autorités compétentes et la population à respecter strictement les normes urbanistiques et environnementales, afin de préserver les lits des rivières, les bas-fonds, les ruisseaux et l’équilibre écologique, essentiels à la sécurité des communautés.
Augustin Ndjabu



