
Un défenseur des droits humains basé à Komanda, en territoire d’Irumu (province de l’Ituri), a annoncé sa démission de la Convention pour le respect des droits humains (CRDH). Dans une lettre datée du 19 février 2026 dont 7une.cd détient une copie, il motive sa décision par des divergences internes et des préoccupations liées à la crédibilité de l’organisation au sein de la communauté.
Christophe Munyandero, activiste des droits humains et membre de la CRDH en territoire d’Irumu, indique avoir pris la décision de quitter ses fonctions au sein de cette organisation œuvrant dans la défense des droits fondamentaux. Dans sa correspondance adressée au président national de l’ONG, il exprime sa reconnaissance pour les opportunités d’apprentissage et d’évolution professionnelle dont il dit avoir bénéficié durant son engagement.
Il explique également que sa démission est motivée par des positions qu’il attribue à l’organisation, lesquelles seraient perçues comme controversées dans le contexte local. Selon lui, certaines accusations relayées dans l’opinion feraient état d’un manque de neutralité de la structure, ce qui aurait contribué à entamer sa crédibilité auprès d’une partie de la population.
Par ailleurs, l’activiste évoque également des frustrations liées au fonctionnement interne de la coordination, notamment la conduite d’enquêtes dans son rayon d’action sans qu’il en soit informé. Il estime que cette situation traduirait un manque de considération envers sa personne et son rôle au sein de la structure.
De plus, il affirme que cette décision s’inscrit dans une volonté de poursuivre son engagement en faveur des droits humains et de la démocratie, éventuellement au sein d’une autre organisation de son choix. Il insiste sur le fait que son départ ne signifie pas un abandon de la cause qu’il défend.
Enfin, cette lettre, signée à Komanda le 19 février 2026, formalise sa démission de la CRDH en territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Cette annonce intervient dans un contexte sécuritaire et sociopolitique sensible dans la région, où les organisations de défense des droits humains jouent un rôle clé dans le suivi et la documentation des violations.
Cette démission pourrait susciter des réactions au sein de la société civile locale, alors que la crédibilité et la cohésion des structures de défense des droits humains demeurent des enjeux majeurs en Ituri.
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