
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars à travers le monde, plusieurs figures féminines se distinguent par leur engagement en faveur de la justice sociale, de l’égalité et de la dignité humaine.
En République démocratique du Congo, l’une de ces voix qui gagne en influence sur la scène politique est celle de Filia Tshipasa Kahindo, présidente du parti Convention Fédéraliste pour la Démocratie Chrétienne (COFEDEC) et membre de la plateforme Sauvons le Congo.
Figure politique montante, Filia Tshipasa Kahindo s’est progressivement imposée comme une leader engagée dans le combat politique congolais. À travers ses prises de position et ses interventions publiques, elle se distingue par son plaidoyer constant en faveur des populations les plus vulnérables, dont elle porte la voix dans le débat national.
Dans un contexte marqué par de fortes inégalités sociales et des défis sécuritaires persistants, notamment dans l’Est du pays, la présidente de la COFEDEC s’illustre par son engagement contre l’injustice sociale, la discrimination et l’insécurité. Originaire du Nord-Kivu, elle n’a cessé de dénoncer les violences qui frappent cette région, en particulier les massacres attribués au groupe armé ADF-Nalu dans les territoires de Beni et Lubero.
Filia Tshipasa Kahindo, une héritière politique qui fait vivre l’engagement de Venant Tshipasa

Pour ses partisans, son combat politique s’inscrit dans la continuité d’un héritage familial marqué par l’engagement public.
Filia Tshipasa Kahindo marche en effet dans les traces de son défunt père, Venant Tshipasa Vangi Sivavi, figure historique de la politique congolaise.
Originaire lui aussi du Nord-Kivu, cet ancien ministre des Affaires coutumières dans le gouvernement dirigé par Samy Badibanga entre 2016 et 2017, fut également député national élu de la circonscription de Lubero et président national de la COFEDEC.
Décédé le 7 septembre 2019 à Kinshasa à l’âge de 73 ans, alors qu’il se rendait à l’Assemblée nationale, Venant Tshipasa avait laissé derrière lui une empreinte durable dans la vie politique congolaise. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui voient en sa fille une digne héritière de cet engagement politique.
À la tête de la COFEDEC, Filia Tshipasa Kahindo œuvre pour le renouvellement de la classe politique congolaise et pour une gouvernance plus attentive aux préoccupations des citoyens.
Son implication dans la plateforme Sauvons le Congo témoigne également de sa volonté de contribuer au débat politique national et à la recherche de solutions pour l’avenir du pays.
Son engagement ne se limite pas au terrain politique. Elle a également occupé des responsabilités institutionnelles importantes, notamment en tant que membre du conseil d’administration de la Régie des Voies Aériennes (RVA), où elle participe aux réflexions stratégiques sur la gestion et la modernisation des infrastructures aéroportuaires du pays.
À l’occasion de cette Journée internationale des droits des femmes, le parcours de Filia Tshipasa Kahindo illustre la place croissante des femmes dans les sphères décisionnelles et politiques en RDC. Pour de nombreux observateurs, son engagement et sa détermination incarnent une nouvelle génération de leadership féminin, résolument tournée vers la défense des intérêts du peuple et la construction d’un Congo plus juste et plus équitable.
En portant haut la voix des plus démunis et en s’engageant sur les questions sensibles qui touchent la nation, Filia Tshipasa Kahindo confirme qu’au-delà des héritages politiques, c’est avant tout par l’action et la conviction que se construit un leadership durable. Une trajectoire qui, en ce 8 mars, rappelle que la participation active des femmes demeure essentielle à la consolidation de la démocratie et au développement de la République démocratique du Congo.
Jean Aimé Kikandi



