La suspension des vols et du transport de passagers entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda continue de susciter des préoccupations dans la province du Nord-Kivu.
Depuis plus d’une semaine, les autorités ougandaises ont interrompu les déplacements des personnes à travers la frontière dans le cadre des mesures visant à contenir la propagation de l’épidémie d’Ebola qui touche les deux pays.
Cette décision affecte particulièrement les habitants de Beni, Butembo et Lubero, où de nombreux commerçants, voyageurs et patients dépendent des infrastructures ougandaises pour leurs activités quotidiennes.
Pour plusieurs opérateurs économiques de la région, l’aéroport international d’Entebbe constitue la principale porte d’accès vers l’Asie, l’Europe et d’autres destinations internationales.
La fermeture des liaisons de passagers risque ainsi de ralentir les échanges commerciaux et d’impacter les activités d’importation de divers produits de consommation. Les acteurs économiques craignent également des répercussions sur l’approvisionnement de certains marchés locaux.Le secteur de la santé n’est pas épargné.
Plusieurs patients traversent habituellement la frontière pour bénéficier de soins spécialisés dans les établissements médicaux ougandais, une possibilité désormais compromise par les restrictions en vigueur.
Le président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) Butembo-Lubero, Polycarpe Ndivito, appelle les autorités à privilégier des mesures sanitaires renforcées permettant de contenir l’épidémie tout en préservant la mobilité des populations et la dynamique économique transfrontalière.
À ce jour, seules les marchandises, notamment les produits alimentaires, continuent d’être autorisées à circuler entre la RDC et l’Ouganda.
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