La société Plantations et Huileries du Congo (PHC S.A.) a publié un communiqué officiel ce lundi 01 juin afin de réagir aux informations relayées dans certains médias faisant état d’une prétendue vente ou d’un bradage des actions de l’État congolais au sein de l’entreprise.Selon la direction générale de PHC S.A., lors de la création de la société, l’État congolais avait souscrit à hauteur de 23,76 % du capital social.
Toutefois, l’entreprise affirme que cette participation n’a jamais été effectivement libérée, l’État n’ayant pas versé les fonds correspondants, estimés à près de 85 millions de dollars américains, malgré plusieurs sollicitations adressées au cours des vingt dernières années.
La société soutient ainsi que l’État n’a jamais acquis la qualité d’actionnaire effectif, faute d’avoir honoré ses engagements financiers.
Elle précise également qu’en 2025, dans le cadre d’un vaste programme de modernisation et d’augmentation de ses capacités de production, elle a sollicité de nouveaux apports en capital auprès de ses actionnaires.
Alors que les actionnaires privés se sont engagés à injecter 70 millions de dollars américains, l’État congolais devait contribuer à hauteur de 23 millions de dollars. Selon PHC S.A ,les autorités auraient indiqué ne pas être en mesure de mobiliser cette somme.
D’après le communiqué, cette situation a conduit l’État congolais à notifier son retrait volontaire du capital de la société afin d’éviter l’application des dispositions du droit OHADA relatives aux souscriptions non libérées.
PHC S.A réfute dès lors toute allégation de vente ou de bradage des actions de l’État, estimant qu’aucune action effectivement détenue et libérée par ce dernier n’a été cédée. L’entreprise appelle par ailleurs à ne pas l’associer aux controverses politiques entourant ce dossier.
Enfin, la société rappelle son rôle économique et social en République démocratique du Congo.
Elle affirme employer plus de 11 000 travailleurs sous contrat direct dans les provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur. PHC S.A met également en garde contre les conséquences que certaines accusations pourraient avoir sur le climat des affaires, la stabilité sociale et les communautés locales qui dépendent de ses activités.
Mitima Teta






